
Plus de 2 000 personnes ont été tuées lors des manifestations en Iran, selon un groupe de défense des droits humains. Cette répression violente par les forces de sécurité a suscité des promesses de soutien de la part du président Trump, qui a déclaré que l'aide était "en route".
Les manifestations ont commencé en réaction à la chute de la monnaie iranienne et à l'augmentation des coûts de la vie. Elles se sont rapidement transformées en un appel à des changements politiques, représentant l'un des défis les plus sérieux pour le régime depuis la révolution islamique de 1979.
Les manifestations se sont étendues à 180 villes et ont été marquées par des violences extrêmes. Les autorités ont réagi par une coupure presque totale d'Internet, rendant difficile la communication et la diffusion d'informations.
Selon l'agence HRANA, au moins 2 003 personnes ont été confirmées mortes, tandis que d'autres groupes, comme Iran Human Rights, rapportent des chiffres encore plus élevés. Les informations proviennent d'un nombre limité de provinces et d'hôpitaux, ce qui suggère que le véritable nombre de victimes pourrait être bien plus élevé.
Des vidéos ont montré des proches cherchant des corps au Centre médico-légal de Kahrizak, où les corps s'accumulent. Les hôpitaux de Téhéran sont submergés par le nombre de blessés, décrivant la situation comme celle d'une zone de guerre.
Le président Trump a exprimé son soutien aux manifestants, les encourageant à "continuer à protester". Il a également annulé toutes les réunions avec des responsables iraniens jusqu'à ce que les violences cessent. Son équipe de sécurité nationale envisage plusieurs options, y compris des réponses militaires.
Le ministre des Affaires étrangères iranien a déclaré que le pays était prêt pour le dialogue, mais qu'il ne tolérerait pas l'ingérence étrangère. Cette position a été renforcée par des déclarations du Guide suprême, affirmant que les plans des "ennemis étrangers" avaient été neutralisés.
Les autorités iraniennes ont arrêté plus de 16 780 manifestants depuis le début des troubles. Des peines de mort ont déjà été prononcées, avec des accusations d'« hostilité contre Dieu », un délit passible de la peine capitale.
Les familles des détenus rapportent des procédures judiciaires accélérées. Un homme de 26 ans a été condamné à mort en seulement deux jours, illustrant la rapidité avec laquelle le gouvernement agit pour réprimer les dissentiments.
La situation en Iran continue de se détériorer, avec un nombre de victimes qui pourrait grimper. Les manifestations révèlent un profond mécontentement face au régime actuel. Les appels à l'aide et les promesses de soutien international soulignent l'importance de surveiller cette crise de près.