
Les centres et maisons de santé expriment de vives craintes concernant une réduction significative de leur budget annuel. Ils estiment qu'ils pourraient perdre « un tiers du budget annuel » qui leur était alloué l'année dernière. Ces établissements sont principalement situés dans des quartiers populaires.
Ce mardi, vingt-six de ces structures ont alerté sur le risque de perdre un dispositif expérimental crucial pour leur financement. Ce dispositif, connu sous le nom de Secpa (Structures d’exercice coordonné participatif), a été mis en place en 2021 pour améliorer l’accompagnement des publics vulnérables.
Le dispositif Secpa, qui bénéficie d'un budget de 14 millions d'euros en 2025, est essentiel pour le fonctionnement de ces centres. Cette somme, versée par l'Assurance maladie, représente jusqu'à « un tiers du budget annuel » de ces structures, selon une pétition et un communiqué publiés ce mardi.
En plus des financements ordinaires, le Secpa permet de financer des actions « hors soins » menées par des équipes pluriprofessionnelles. Ces équipes, composées de médecins généralistes, psychologues et médiateurs en santé, travaillent avec des patients éloignés des soins.
Le gouvernement a récemment annoncé la suppression du dispositif, provoquant une grande inquiétude parmi ces structures. L’expérimentation du Secpa arrive à échéance en avril, et les centres craignent que cette décision entraîne une réduction massive de leur budget, les mettant ainsi « gravement en danger ».
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a tenté de rassurer en affirmant que « l’ensemble des 26 structures » seraient pérennisées. Cependant, il a précisé que la transition vers le Label Maisons France Santé serait limitée à 50 000 euros annuels par structure, bien en dessous des 500 000 euros du dispositif Secpa.
Les structures de santé, telles que le Château en santé à Marseille et La Place Santé à Saint-Denis, sont particulièrement préoccupées. Elles soulignent que le recours aux Fonds d’Intervention Régionaux des Agences Régionales de Santé (ARS) est déjà limité, ce qui complique davantage leur situation financière.
Les équipes de santé insistent sur l'importance de maintenir le financement adéquat pour continuer à offrir des services de qualité. Elles estiment que la suppression du Secpa compromettrait leur capacité à lutter contre les inégalités sociales et territoriales de santé.
En résumé, la menace de réduction du budget pour les centres et maisons de santé suscite de vives inquiétudes. La suppression du dispositif Secpa pourrait avoir des conséquences désastreuses sur leur fonctionnement et leur capacité à accompagner les populations vulnérables. Les promesses du gouvernement devront se concrétiser pour garantir la pérennité de ces structures essentielles.