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Trump prend le contrôle du pétrole vénézuélien, mais à quel prix ? Entretenir l'infrastructure délabrée coûtera 20 milliards.

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pétrole - Trump prend le contrôle du pétrole vénézuélien, mais à quel prix ? Entretenir l'infrastructure délabrée coûtera 20 milliards.

Introduction

Le 3 janvier 1989, Manuel Andrés Noriega a quitté la nunciature vaticane de Panama pour se rendre aux forces armées américaines. Cela s'est produit treize jours après l'invasion des États-Unis au Panama, et il a été jugé pour trafic de drogues. Bien que ces événements aient des similitudes, les différences sont considérables.

Les paradoxes du pétrole vénézuélien

Le Venezuela détient les plus grandes réserves de pétrole au monde, presque autant que l'Iran et l'Irak réunis. Cependant, il produit moins de pétrole que le Nou Nouveau-Mexique et seulement 100 000 barils par jour de plus que le Royaume-Uni, qui a récemment annoncé un moratoire sur l'exploitation pétrolière pour atteindre des émissions zéro.

La situation actuelle du Venezuela est paradoxale. Malgré ses vastes réserves, le pays n'a pas investi dans son industrie pétrolière. En conséquence, sa production est tombée à un quart de son niveau de 1997, où elle atteignait un pic de 3,7 millions de barils par jour.

Investissements et défis de l'industrie pétrolière

Les États-Unis, le Canada, le Brésil et d'autres pays injectent des barils sur le marché. Cependant, les grandes compagnies pétrolières internationales montrent peu d'intérêt pour le Venezuela. Selon le Wall Street Journal, le prix du pétrole est bas, et le pétrole vénézuélien est cher à extraire.

Le coût d'extraction d'un baril peut atteindre 30 dollars, dix fois plus qu'en Arabie Saoudite. De plus, le pétrole vénézuélien est riche en soufre, rendant le raffinage complexe et coûteux. Environ 90 % du pétrole se trouve dans la frange de l'Orinoco, similaire aux sables bitumineux d'Alberta, au Canada.

Coûts de production et infrastructures

Pour que le Venezuela atteigne une production de 1,5 million de barils par jour, il faudrait investir entre 20 000 et 30 000 millions de dollars. Cela exclut les coûts de maintenance des infrastructures vieillissantes, qui nécessiteraient également des investissements considérables.

Selon Wood Mackenzie, ramener la production à trois millions de barils nécessiterait entre 85 000 et 130 000 millions de dollars sur dix ans. Les estimations de l'offre excédentaire sont instables, et l'équilibre entre l'offre et la demande ne semble pas se réaliser avant 2027.

Impact de la situation géopolitique

La récente arrestation de Maduro intervient avant un sommet de l'OPEP+ qui pourrait réévaluer la production. La disparition du pétrole vénézuélien pourrait influencer cette politique, surtout pour soutenir la Chine, principal bénéficiaire du pétrole vénézuélien.

Malgré les sanctions contre la Russie et d'autres tensions géopolitiques, le marché pétrolier mondial a montré une résilience. Le régime de Caracas a considérablement réduit sa production, exportant entre 750 000 et 775 000 barils en octobre et novembre, dont une petite partie vers les États-Unis.

Conclusion

En fin de compte, le Venezuela est en train de perdre son importance sur le marché pétrolier mondial. Les chiffres de production montrent une chute dramatique par rapport aux niveaux historiques. Avec une absence d'investissements et des défis infrastructurels majeurs, le pays ne semble pas en mesure de retrouver son statut de leader pétrolier dans un avenir proche.

Publié le : 4 janvier 2026
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