
Donald Trump a déclaré vendredi qu'il se rendrait au Venezuela, sans toutefois préciser la date de cette visite. « Je vais me rendre au Venezuela », a-t-il affirmé aux journalistes à la Maison Blanche. Ce commentaire survient alors que les États-Unis prennent des mesures significatives concernant les opérations pétrolières dans le pays.
Quelques heures avant l'annonce de Trump, les États-Unis ont autorisé cinq grandes entreprises pétrolières à reprendre ou développer leurs activités au Venezuela. Parmi ces entreprises, on retrouve les britanniques BP et Shell, l’italien Eni, l’espagnol Repsol, ainsi que l’américain Chevron. Ce dernier avait déjà pu maintenir une activité grâce à une dérogation.
Le président américain cherche à relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes. Cela fait suite à la capture de l'ancien président Nicolas Maduro lors d'un raid militaire américain début janvier. Trump a précisé que les bénéfices seraient partagés entre les deux pays, soulignant l'importance de cette collaboration.
La licence permettant la reprise de l'exploitation pétrolière stipule que les contrats seront régis par les lois américaines. De plus, tout litige sera résolu aux États-Unis. Les paiements doivent transiter par des comptes approuvés par le Trésor américain, garantissant ainsi un contrôle strict des transactions.
Une autre licence a été mise en place pour autoriser de nouveaux investissements, comme l'exploration de nouveaux champs pétroliers. Le département d'État a précisé que le gouvernement Trump examinera les contrats pour s'assurer qu'ils servent les intérêts des peuples américain et vénézuélien.
Le gouvernement américain a mis en place des conditions pour éviter que les transactions ne profitent à des pays comme la Russie, l'Iran, la Corée du Nord, Cuba ou la Chine. Selon l'expert pétrolier Oswaldo Felizzola, cela ouvre la voie à des entreprises européennes et asiatiques, car seuls les pays non alliés de l'Occident sont exclus.
En parallèle, le Trésor américain lève progressivement l'embargo instauré en 2019. Le ministre de l'Énergie, Chris Wright, a déclaré que l'embargo est « pour l'essentiel terminé », ce qui pourrait permettre une relance des opérations pétrolières.
Le Venezuela possède les plus grandes réserves pétrolières prouvées au monde, avec plus de 300 milliards de barils. Cependant, la production est actuellement faible, plafonnée à un million de barils par jour. Cela est dû à des décennies de sous-investissement ayant laissé les infrastructures en mauvais état.
De plus, le département d'État américain a récemment annoncé l'envoi de plus de six tonnes de matériel médical prioritaire au Venezuela. Ce transport est le premier d'une campagne significative visant à soutenir le pays.
La visite de Donald Trump au Venezuela et la réouverture des opérations pétrolières marquent un tournant potentiel dans les relations entre les deux pays. Les conditions strictes imposées par le gouvernement américain visent à garantir un contrôle sur les transactions tout en cherchant à relancer l'économie vénézuélienne. La situation reste à suivre de près, car elle pourrait avoir des répercussions importantes sur le marché pétrolier mondial.