
La guerre des pétroliers dans les Caraïbes vient à peine de commencer. Au moins 15 navires, assiégés par la marine américaine, tentent d'échapper au blocus en naviguant de manière coordonnée. Ils sont divisés en deux groupes, l'un se dirigeant vers l'Afrique de l'Ouest et l'autre vers l'Europe, tout en éteignant leur transpondeur pour éviter d'être détectés.
Les États-Unis ont déjà arrêté le premier de ces navires. Des forces spéciales ont été déployées à partir du porte-avions Gerald Ford pour capturer le pétrolier Olina. Ce navire, qui appartient à la flotte fantôme, tentait d'échapper au blocus près des côtes vénézuéliennes. Les sanctions imposées en janvier dernier, lorsque le pétrolier était connu sous le nom de Minerva, sont toujours en vigueur.
Kristi Noem, secrétaire à la sécurité intérieure, a déclaré : "Il n'y a pas de refuge sûr pour les criminels." Elle a ajouté que la Garde côtière saisira les navires sanctionnés, affirmant que ces actions visent à éliminer les sources de financement pour des activités illicites.
Des images satellites ont révélé la présence de quatre navires en direction de l'est dans l'Atlantique, à 640 kilomètres des côtes sud-américaines. Un second groupe de cinq navires a été détecté naviguant vers le nord-est à travers les Caraïbes. Un destructeur de missiles de la classe Arleigh Burke suit également ces pétroliers.
Dans ce groupe, on trouve des navires renommés comme le Veronica, maintenant appelé Galileo, et le Malak, devenu Sintez. Tous ces navires ont récemment changé leur pavillon pour celui de la Russie, compliquant encore plus la situation.
Les pétroliers que les États-Unis saisissent sont jugés "en dessous des normes", selon un rapport. La Garde côtière renforce son déploiement d'équipements spécialisés pour aborder ces navires en haute mer. Cette opération pourrait exacerber les tensions avec Moscou, surtout après la capture récente de plusieurs autres navires liés à la flotte fantôme.
La flotte fantôme opère en dehors des contrôles internationaux, transportant du pétrole de pays sous sanctions. Ces navires changent souvent de nom et de pavillon, utilisant des sociétés écrans pour dissimuler leur origine.
La réponse du Kremlin face aux saisies de navires par les États-Unis suit un schéma cohérent : déni formel et dénonciation politique. Moscou accuse Washington de piraterie et de violation du droit international. Le Kremlin insiste sur le fait que ces navires, opérant sous des pavillons de convenance, ne peuvent pas être considérés comme "russe".
Moscou évite une escalade militaire directe et traite ces incidents comme des risques inhérents à la guerre économique avec l'Occident. Les tensions restent élevées alors que les États-Unis continuent de renforcer leur présence dans la région.
La situation dans les Caraïbes est tendue et complexe. Les actions des États-Unis contre la flotte fantôme soulèvent des questions sur la souveraineté maritime et les implications géopolitiques. Alors que les tensions persistent, l'avenir de ces opérations reste incertain et pourrait avoir des répercussions majeures sur le commerce énergétique mondial.