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Mort d’El Hacen Diarra en garde à vue : la famille dépose une plainte pour « destruction de preuves » et demande un dépaysement de l’enquête

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La mort d'El Hacen Diarra : une enquête controversée

La famille d’El Hacen Diarra, décédé lors d’une garde à vue à Paris, exprime de vives inquiétudes. Ils craignent que la vérité soit étouffée concernant les circonstances de son décès. Ils soupçonnent que des images de son interpellation violente aient été détruites ou dissimulées. Cette situation a conduit à une demande de dépaysement de l’enquête.

Les circonstances de l'interpellation

El Hacen Diarra, un Mauritanien de 35 ans, est mort au commissariat du XXe arrondissement après son interpellation. Cette arrestation a été filmée par un voisin, montrant deux policiers, dont l'un assène des coups de poing à l'homme au sol. La famille dénonce des violences policières et demande justice.

Cinq jours après les faits, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour « violences volontaires ayant entraîné la mort par personne dépositaire de l’autorité publique ». Cette décision a été prise suite à la demande de l’avocat de la famille, Me Yassine Bouzrou.

Des preuves manquantes

Me Yassine Bouzrou a déposé une plainte concernant l'absence d'images des caméras-piéton des policiers. Le parquet a expliqué que ces caméras n'étaient pas fonctionnelles, mais l'avocat conteste cette explication. Selon lui, les batteries des caméras sont censées fonctionner pendant 12 heures et ne s'allument qu'en cas d'interpellation.

Il souligne également que des témoins ont rapporté avoir vu une mare de sang sur les lieux. Cela soulève des questions sur la possibilité que les images aient été détruites ou dissimulées pour éviter de prouver les violences subies par M. Diarra.

Appels à une enquête indépendante

Me Bouzrou exige une enquête sur le non-fonctionnement des caméras-piéton. Il se demande si les constatations ont été faites au commissariat de Paris-Centre ou à l'IGPN. Il s'interroge également sur la véracité des déclarations des policiers impliqués.

La famille dénonce également l’opacité de la procureure de Paris, Laure Beccuau, et de la juge d’instruction. Ils refusent de fournir les vidéos et les conclusions de l’autopsie. Face à ces obstructions, la famille demande le dépaysement immédiat de l’enquête pour garantir son impartialité.

Les résultats de l'autopsie

Après la mort de M. Diarra, le parquet avait ouvert une enquête pour « recherche des causes de la mort ». Une autopsie a été réalisée, mais les résultats initiaux n'ont pas confirmé la cause du décès. Des examens complémentaires ont été ordonnés.

Me Bouzrou considère que les résultats de l'autopsie montrent des signes d'un étranglement, traduisant des violences d'une intensité particulière. Cela soulève encore plus de questions sur la légitimité des actions des policiers lors de l'interpellation.

Conclusion

La famille d'El Hacen Diarra continue de se battre pour la vérité et la justice. Ils demandent une enquête transparente et indépendante sur les événements entourant sa mort. La situation actuelle soulève des inquiétudes profondes concernant la responsabilité et la transparence des forces de l'ordre.

Publié le : 27 janvier 2026
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