
Dans les forêts de l’Oise, des découvertes alarmantes se produisent fréquemment. Des monticules de déchets, laissés par des particuliers ou des professionnels, nuisent à l'environnement. Le 11 juin 2025, des forestiers découvrent 145 pneus usagés sur une parcelle de l’Institut de France à Coye-la-Forêt.
Le même jour, 32 autres pneus sont trouvés à Orry-la-Ville, également sur la propriété de l’Institut. Malheureusement, aucun indice ne permet d’identifier le pollueur. Cependant, deux semaines plus tard, un nouveau dépôt de pneus sur une parcelle privée à Orry-la-Ville va changer la donne.
Lors de cette découverte, le propriétaire de la parcelle fournit une description d’un véhicule suspect. Les images de vidéosurveillance permettent alors d’identifier le véhicule de location. Naji O., 28 ans, habitant de Saint-Denis, se manifeste auprès des gendarmes pour avouer sa responsabilité dans ces dépôts sauvages.
Le mercredi 28 janvier, il est jugé par le tribunal de Senlis. « Je reconnais les trois dépôts », déclare-t-il lors de l’audience. Il explique qu’il traversait une période difficile et qu’on lui avait proposé 500 euros pour se débarrasser des pneus, sans savoir que c’était une infraction.
La situation est grave, car une partie des pneus a été déposée près d’un chemin menant aux étangs de Commelles, un site touristique classé. Me Amélie Paulet, avocate de l’Institut de France, souligne le préjudice environnemental causé par ces dépôts. Le tribunal fixe ce préjudice à 8 000 euros, que Naji O. devra rembourser.
Le substitut du procureur évoque les antécédents judiciaires de Naji O. et requiert une peine de six mois de prison ferme, avec un bracelet électronique, ainsi qu'une amende de 4 500 euros. Naji O. échappe à l'amende, mais il est condamné à quatre mois de prison ferme, sous le régime de la détention à domicile.
Cette affaire soulève des questions sur la responsabilité individuelle face à la pollution. Naji O. a pris conscience de ses actes en contactant les gendarmes, mais il reste seul face à la demande de l’Institut de France. La forêt de Chantilly ne doit pas devenir une décharge de pneus usagés.
Les conséquences de tels actes ne concernent pas seulement les individus, mais également l’ensemble de la communauté. Il est crucial de sensibiliser le public sur l'importance de protéger notre environnement et de respecter les lois en matière de gestion des déchets.
En somme, cette affaire met en lumière les enjeux de la pollution et la nécessité d’une prise de conscience collective. Les dépôts sauvages de déchets, comme les pneus, nuisent à notre environnement et doivent être traités avec sérieux. La justice a rendu son verdict, mais le véritable défi reste de prévenir de telles infractions à l’avenir.