
Le chef de la police des West Midlands, Craig Guildford, fait face à des appels à démission suite à l'interdiction faite aux fans de football israéliens d'assister à un match à Birmingham. Cette décision a suscité des réactions vives de la part de plusieurs députés et d'organisations juives.
Lors d'une audition, des responsables de la police et des dirigeants municipaux ont été interrogés sur la décision d'interdire les supporters de Maccabi Tel Aviv au stade d'Aston Villa le 6 novembre. La police a justifié cette interdiction par des raisons de safety, citant des comportements antérieurs des supporters.
Des figures politiques, dont la leader conservatrice Kemi Badenoch, ont déclaré que la position de Guildford était désormais insoutenable. Badenoch a accusé la police d'avoir "capitulé aux islamistes", affirmant qu'ils avaient connaissance de menaces contre les juifs.
Le Conseil des députés des juifs britanniques a demandé le licenciement du chef de la police, arguant qu'une décision avait été prise sans fondement solide. Guildford a affirmé devant le Comité des affaires intérieures que la décision n'avait pas été influencée par la politique.
Une lettre de la police néerlandaise, examinée par la BBC, remet en question les preuves utilisées par la police des West Midlands concernant le comportement des fans de Maccabi. Le comité a décidé de demander des informations supplémentaires à la police néerlandaise.
Les membres du groupe consultatif sur la sécurité ont jugé le match de la Ligue Europa comme étant à haut risque en raison des troubles observés lors de précédents matchs. Le comité a également entendu que des groupes de vigilantes locaux représentaient une menace pour les fans de Maccabi.
Le chef adjoint de la police, Mike O'Hara, a déclaré qu'il avait reçu de nombreuses informations indiquant que des personnes cherchaient activement à s'en prendre aux supporters israéliens.
Nick Timothy, député conservateur, a soulevé des questions sur la confiance que l'on peut accorder à la police pour faire son travail sans préjugés. Il a suggéré que la police avait cédé à la pression, craignant des troubles et de la violence.
Lord Ian Austin a également critiqué la décision, affirmant que la police avait échoué à garantir la sécurité de tous. Il a qualifié cette situation de "désastre" pour la réputation de Birmingham.
Malgré les critiques, certains experts, comme Ron Winch, estiment que des démissions ne sont pas nécessaires. Ils soulignent que la décision a été fondée sur des informations et visait à protéger les communautés. Le commissaire à la police et au crime des West Midlands, Simon Foster, a promis d'examiner les recommandations du comité.