
Il y a dix jours, Renee Good, une femme américaine de 37 ans, a été tuée dans sa voiture par un agent de la police de l’immigration (ICE) à Minneapolis, dans l’État du Minnesota. Cet événement tragique a suscité de vives tensions et des manifestations dans la ville, mettant en lumière des problèmes de violence policière et de relations entre les autorités locales et fédérales.
Dans ce contexte, une juge fédérale, Kate Menendez, a imposé ce vendredi des restrictions à l'action de la police de l'immigration. Elle a ordonné aux agents de ne pas arrêter ou détenir des manifestants dans leur véhicule, tant qu'ils « ne font pas obstruction » à leur action. De plus, l'utilisation de spray au poivre a été interdite dans ces situations.
Le ministère de la Sécurité a 72 heures pour se conformer à ces nouvelles directives. Cette décision vise à protéger les droits des manifestants et à apaiser les tensions croissantes dans la ville.
Parallèlement, des médias américains ont rapporté que le ministère de la Justice enquêtait sur plusieurs élus de l'État, y compris le gouverneur Tim Walz et le maire Jacob Frey. Ces enquêtes portent sur des accusations d'entrave à l'action de l'ICE. Les élus affirment que les agents fédéraux ne sont pas les bienvenus et contestent la légitimité de l'action policière.
Ils remettent en question la version officielle selon laquelle le policier aurait agi en légitime défense lors de la mort de Renee Good. Des vidéos circulent, alimentant les doutes sur la véracité de cette thèse.
Depuis la mort de Renee Good, Minneapolis est sous tension. Des centaines de policiers ont rejoint les 2 000 déjà déployés dans le Minnesota. Cette augmentation des forces de l'ordre intervient alors qu'un ressortissant vénézuélien a été blessé par un tir policier, illustrant la gravité de la situation.
Les opérations policières se poursuivent, malgré la résistance de certains civils qui tentent de s'opposer à ces actions. Cette escalade de la violence soulève des inquiétudes quant à la sécurité des citoyens et aux méthodes employées par la police.
Face à cette crise, Donald Trump a évoqué la possibilité d'utiliser l'Insurrection Act, une législation qui permet à l'État fédéral d'utiliser l'armée pour maintenir l'ordre. Ce texte n'a pas été invoqué depuis 1992 aux États-Unis, ce qui souligne la gravité de la situation actuelle.
Lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche, Trump a déclaré : « Si j’en avais besoin, je l’utiliserais. » Toutefois, il a précisé qu'il n'y avait pas de raison de le faire pour le moment. Cette menace a suscité des réactions diverses, notamment sur les réseaux sociaux.
La mort de Renee Good a déclenché une série d'événements qui mettent en lumière des tensions profondes entre les autorités locales et fédérales. Les restrictions imposées par la juge fédérale représentent un effort pour protéger les droits des manifestants, tandis que les enquêtes sur les élus de l'État soulignent la complexité de la situation. Minneapolis reste un point focal de conflit et de débat sur la légitimité des actions policières et les droits civils.