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La police sud-africaine n'est pas encore en mesure de vaincre les gangs, déclare le ministre.

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police - La police sud-africaine n'est pas encore en mesure de vaincre les gangs, déclare le ministre.

La lutte contre les gangs en Afrique du Sud

Le ministre de la Police sud-africaine, Firoz Cachalia, a récemment déclaré que les forces de sécurité ne parvenaient pas encore à vaincre les gangs criminels. Cette déclaration souligne l'ampleur de la crise criminelle dans le pays. La violence des gangs, ainsi que les vols, contribue à un nombre élevé de meurtres en Afrique du Sud, qui affiche l'un des taux d'homicides les plus élevés au monde.

Cachalia a souligné que la violence des gangs devenait de plus en plus complexe, notamment dans les provinces du Cap-Oriental et du Cap-Occidental. Cela nécessite de nouvelles stratégies qui vont au-delà du simple policing traditionnel. "Je ne crois pas que nous soyons actuellement en mesure de vaincre ces gangs", a-t-il déclaré aux journalistes.

Les défis de la criminalité organisée

En Afrique du Sud, le crime organisé est profondément enraciné. De nombreuses personnes possèdent des armes à feu légalement pour leur protection personnelle, mais il existe également un nombre considérable d'armes illégales en circulation. Les données policières montrent qu'en moyenne, 63 personnes ont été tuées chaque jour entre avril et septembre de l'année dernière.

Après une visite à Nelson Mandela Bay, une région touchée par la criminalité, Cachalia a déclaré que les gangs étaient en pleine "série de meurtres". Il a mentionné que les cartels possédaient une richesse et un pouvoir considérables, ce qui pose un problème grave à l'échelle nationale.

Réponses des forces de l'ordre

Malgré la création d'une unité anti-gang en 2019, le ministre a affirmé que les gangsters semblaient gagner la guerre. "Établir des unités de gang de temps à autre est une réponse ad hoc à un problème croissant", a-t-il ajouté. Il a reconnu que la police sud-africaine faisait de son mieux pour lutter contre la violence, mais que le problème continuait d'augmenter.

Ce constat intervient après une vague de meurtres à Nelson Mandela Bay, où 118 personnes ont été tuées entre août et décembre. La violence s'est poursuivie dans la nouvelle année, avec environ 40 personnes tuées en janvier, selon les médias locaux.

La prolifération des armes à feu

Environ trois millions d'armes à feu sont légalement détenues en Afrique du Sud, mais le nombre d'armes non enregistrées est au moins équivalent. Gideon Joubert de l'Association des propriétaires d'armes sud-africains a souligné cette problématique. Le mois dernier, 11 personnes ont été tuées lors d'une fusillade de masse liée à des conflits de territoire sur l'exploitation minière illégale.

Cette fusillade a eu lieu juste deux semaines après une autre attaque à Pretoria, où 11 personnes, dont un enfant de trois ans, ont perdu la vie. Ces incidents illustrent la gravité de la situation en matière de sécurité dans le pays.

Engagement du gouvernement

Le président Cyril Ramaphosa a promis d'intensifier les actions de l'application de la loi et d'augmenter le déploiement de la police pour lutter contre la violence des gangs. Cette promesse vise à restaurer la sécurité et à protéger les citoyens sud-africains face à la montée de la criminalité.

La situation reste préoccupante, et les efforts du gouvernement seront cruciaux pour inverser cette tendance alarmante. Le défi est immense, mais la volonté politique pourrait jouer un rôle clé dans la lutte contre les gangs.

Conclusion

La lutte contre la violence des gangs en Afrique du Sud est un défi majeur. Les déclarations du ministre de la Police mettent en lumière la complexité de la situation. Les forces de sécurité doivent redoubler d'efforts pour faire face à cette crise et protéger les citoyens. L'avenir de la sécurité en Afrique du Sud dépendra de l'efficacité des stratégies mises en place.

Publié le : 22 janvier 2026
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