
Minneapolis se retrouve plongée dans une crise sécuritaire sans précédent. Suite à la mort tragique d'Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, la tension monte. Le gouverneur démocrate a demandé l'aide de la Garde nationale pour gérer la colère croissante des citoyens. Cette situation rappelle des événements récents, notamment la mort de Renee Good, survenue après une altercation avec la police de l'immigration.
Actuellement, Minneapolis est quadrillée par pas moins de huit forces de sécurité. Ce déploiement massif de ressources a créé une cacophonie entre les différentes agences. La police municipale, les forces du comté et les agents d'État se retrouvent dans une situation de confusion, tandis que le gouverneur Walz appelle à la fin de l'opération fédérale en cours.
Le maire Jacob Frey a également exprimé son mécontentement, affirmant que les autorités fédérales n'étaient pas les bienvenues dans la ville. Cette tension entre les différents niveaux de gouvernement a conduit le syndicat de sécurité publique du Minnesota à demander un sommet d'urgence pour clarifier les rôles de chacun.
Les forces fédérales à Minneapolis, telles que l'ICE, ne relèvent ni du gouverneur ni du maire. Leur autorité provient directement du département de la Sécurité intérieure des États-Unis. Depuis janvier 2025, l'ICE a considérablement renforcé ses effectifs, atteignant 22 000 agents, dont environ 3 000 opéreraient dans le Minnesota.
La division Enforcement and Removal Operations (ERO) de l'ICE se concentre sur l'expulsion des sans-papiers. Avec l'opération "Metro Surge", les interpellations se multiplient, soutenues par un amendement permettant aux agents d'entrer dans les domiciles sans mandat. Ce durcissement des mesures est contesté par la municipalité, qui cherche à protéger les migrants.
L'US Border Patrol joue un rôle crucial dans la sauvegarde des frontières. Ses agents, responsables de la mort d'Alex Pretti, patrouillent sur 12 000 km de frontières. Ils ont pour mission d'intercepter les migrants clandestins et les marchandises prohibées. Avec près de 22 000 agents, leur intervention va au-delà de la simple surveillance des frontières.
Dans le cadre des politiques migratoires de Trump, l'US Border Patrol collabore avec l'ICE et d'autres agences fédérales. Cette coopération peut également s'étendre aux forces de police locales, augmentant ainsi la complexité de la situation à Minneapolis.
À Minneapolis, plusieurs forces de police locales coexistent. La plus visible est la police municipale, le Minneapolis Police Department (MPD), qui compte 585 agents. Ils sont responsables des interventions d'urgence, mais une Separation Ordinance interdit leur participation à l'application des lois fédérales sur l'immigration.
Le Hennepin County Sheriff’s Office (HCSO), avec près de 800 agents, joue un rôle central dans le comté. Bien qu'il intervienne en cas de crise, il ne collabore pas systématiquement avec l'ICE. Enfin, la Minneapolis Park Police veille sur les espaces verts de la ville, sans lien avec les missions fédérales de l'ICE.
Minneapolis fait face à une complexité sécuritaire sans précédent, avec des tensions croissantes entre différentes forces de sécurité. La cohabitation entre les agences fédérales et locales est problématique, et les appels à une meilleure coordination se multiplient. La situation actuelle nécessite une attention urgente pour éviter une escalade des tensions.