
Un policier du commissariat d’Angoulême est sous le coup d’une enquête pour des faits graves. Soupçonné d’avoir tenté d’enlever plusieurs femmes en Charente, il a reconnu en garde à vue avoir violé une adolescente de 17 ans. Ces actes se sont produits début 2025, selon les informations communiquées par le parquet.
Le mis en cause, âgé de 45 ans, a été arrêté après une agression violente sur une femme de 60 ans. Cette dernière a réussi à faire fuir son agresseur en utilisant un canif. Son témoignage a permis aux enquêteurs d’établir des liens avec d'autres agressions survenues entre novembre 2025 et janvier 2026.
Quatre femmes, âgées de 18, 19, 53 et 61 ans, ont également été victimes de tentatives d’enlèvement. Chacune d’elles a réussi à s’échapper, apportant des éléments précieux à l’enquête. De plus, un lien a été établi avec le viol d’une adolescente survenu le 31 janvier 2025.
Initialement, le suspect a contesté les accusations. Cependant, confronté à des preuves ADN, il a fini par reconnaître « l’ensemble des six faits ». Le vice-procureur Mathieu Auriol a précisé que l’ADN du suspect avait été retrouvé dans le cadre de l’enquête sur le viol de janvier 2025.
Ce jour-là, une jeune fille attendant son bus scolaire a été approchée par un individu cagoulé qui l’a menacée avec une arme. Il lui a ordonné de monter dans son véhicule et a commis des actes sexuels sous la contrainte.
Les enquêteurs de la gendarmerie ont noté un mode opératoire similaire dans plusieurs incidents. Un conducteur au visage dissimulé, armé, a été signalé dans chaque cas, prononçant des menaces explicites. Cela a permis d’établir un profil cohérent de l’agresseur.
Les investigations, incluant des analyses de téléphonie et de vidéosurveillance, ont confirmé la présence du véhicule du suspect lors des tentatives d’enlèvement. Ces éléments renforcent la crédibilité des témoignages et des preuves recueillies.
Le policier, ancien membre de la brigade anticriminalité, est actuellement formateur technique au commissariat d’Angoulême. Cependant, le parquet a précisé qu'il « n’est pas en charge d’enquêtes ». Il a été présenté jeudi pour l’ouverture d’une information judiciaire.
Les charges retenues contre lui incluent tentatives d’enlèvement, enlèvement, séquestration, agression sexuelle avec arme, et viol avec arme. Le parquet a requis son placement en détention provisoire.
Cette affaire soulève de nombreuses inquiétudes concernant la sécurité des femmes dans la région. Les autorités continuent d'enquêter pour s'assurer que justice soit faite. La reconnaissance des faits par le policier pourrait ouvrir la voie à une poursuite judiciaire significative.