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Des policiers de Durham, Ont., atteints de PTSD dénoncent la lutte de leur service contre leurs prestations professionnelles

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Les défis des policiers de Durham face au PTSD

Des policiers de la région de Durham, diagnostiqués avec un trouble de stress post-traumatique (PTSD), affirment que le service compromet leur rétablissement en contestation de leur accès aux bénéfices de santé mentale au travail. Cette situation soulève des préoccupations quant à la manière dont les forces de l'ordre gèrent les demandes de leurs membres.

Une opposition systématique aux demandes de PTSD

Une enquête de la CBC a révélé que le Service de police régional de Durham (DRPS) conteste certaines demandes de PTSD de ses officiers. Selon le chef Peter Moreira, le service n'oppose que peu de demandes à la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail (WSIB), et ce, uniquement pour obtenir des détails supplémentaires sur les cas des travailleurs.

Cependant, un rapport de six ans de la Commission civile de la police de l'Ontario a montré que le DRPS "s'opposait vigoureusement à presque toutes" les demandes de PTSD des officiers. Ce rapport, bien que largement caviardé, met en lumière la lutte continue des officiers face à un système qui semble les trahir après des années de service dévoué.

Les effets du stress sur les officiers

Les témoignages de plusieurs officiers révèlent un sentiment de trahison lorsque le DRPS conteste leurs demandes. Après avoir répondu à de nombreux événements traumatisants, beaucoup se sentent traités comme des menteurs. Stephen, un officier, a exprimé son désespoir face à la situation, soulignant qu'il se sent "inutile" après avoir tant investi dans son emploi.

Pour certains, cette opposition a un impact direct sur leur récupération. Kevin a déclaré qu'il n'a jamais eu l'occasion de guérir, car chaque progrès est suivi d'une nouvelle contestation de la part du DRPS. Cette dynamique crée un cercle vicieux, entravant leur chemin vers la guérison.

Les procédures d'appel et leurs conséquences

Le DRPS a fourni des données montrant qu'environ 10 % des demandes à la WSIB ont fait l'objet d'une opposition, principalement pour des problèmes de santé mentale. Trois des six officiers interrogés sont maintenant en processus d'appel formel. Les objections sans arguments solides sont perçues comme dévastatrices pour la santé mentale des officiers.

Le psychologue Sean O'Brien, qui a traité des membres du DRPS pendant près de 30 ans, a souligné que ces objections sont "absolument dévastatrices". Elles remettent en question la validité des expériences des officiers, aggravant ainsi leur état mental.

Les défis du système WSIB

Le chef Moreira a mentionné que le système WSIB souffre de retards, ce qui pousse le service à contester les demandes pour obtenir des informations rapidement. Il a indiqué que le système n'a pas été en mesure de gérer efficacement les demandes de PTSD depuis l'adoption d'une législation provinciale en 2016, qui facilite l'accès aux bénéfices pour les premiers intervenants.

Alors que le DRPS souligne les lacunes du système, des officiers comme Stephen attribuent la majorité de leurs difficultés au service lui-même. Il a déclaré que le WSIB l'a aidé, mais que le DRPS a été une source de préjudice.

Conclusion

Les policiers de la région de Durham, confrontés à des défis liés au PTSD, se battent pour leurs droits et leur santé mentale. Les témoignages révèlent une lutte contre un système qui semble les abandonner au moment où ils ont le plus besoin de soutien. Il est essentiel que des changements soient apportés pour garantir que les officiers reçoivent l'aide nécessaire pour leur rétablissement.

Publié le : 13 janvier 2026
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