
La situation autour de la mort d'El Hacen Diarra, un Mauritanien de 35 ans, suscite une forte préoccupation au sein de sa famille et de l'opinion publique. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a affirmé qu'il n'y avait aucune raison de suspendre les policiers impliqués. Cette affaire soulève des questions sur la violence policière et la nécessité de justice.
Lors d'une séance de questions au gouvernement, Laurent Nuñez a exprimé sa confiance dans la justice pour éclaircir les circonstances de la mort d'El Hacen Diarra. Il a déclaré : « Je n’ai évidemment aucune raison de suspendre les fonctionnaires de police en question ». Cette position a été accueillie avec skepticisme par la famille de la victime.
La famille a demandé le placement en garde à vue des policiers, en mettant en avant les résultats d'autopsie qui indiquent des signes d'étranglement. Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire, mais cela a été jugé trop tardif par les proches de Diarra, qui dénoncent des violences policières.
Les résultats d'autopsie révèlent des lésions qui soulèvent de sérieuses inquiétudes. La fracture de la corne du cartilage de la thyroïde et la plaie profonde à la tempe sont des éléments cruciaux. Ces blessures sont typiquement observées lors d'étranglements, ce qui contredit la version officielle présentée par les policiers.
Me Yassine Bouzrou, l'avocat de la famille, a souligné que ces résultats sont incompatibles avec l'idée d'un simple malaise. Il appelle à des actions immédiates pour garantir que les policiers impliqués soient tenus responsables de leurs actes.
Un des points critiques de cette affaire est l'absence d'images des caméras piétons des policiers, qui n'étaient pas activées. Cette situation soulève des doutes sur la transparence de l'enquête. Me Bouzrou a qualifié cette explication d'« peu crédible », suggérant une possible dissimulation de preuves.
De plus, les enquêteurs n'ont pas réussi à trouver des caméras couvrant les lieux d'interpellation, ce qui complique encore davantage la recherche de la vérité. Un appel à témoins a été lancé, mais la famille s'interroge sur l'efficacité de l'enquête menée par le parquet.
Les déclarations de la procureure de la République concernant l'absence de lien entre l'interpellation et le décès ont suscité des réactions vives. Me Bouzrou a insisté sur un enchaînement factuel cohérent qui contredit cette assertion. Il est crucial que la justice prenne en compte tous les éléments pour éviter un blanchiment des actes des policiers.
Le parquet justifie ses actions en affirmant qu'il a d'abord ouvert une enquête pour rechercher les causes de la mort. Cependant, la famille d'El Hacen Diarra estime que cette approche a retardé la recherche de la vérité et a permis une communication biaisée.
La mort d'El Hacen Diarra est un tragique rappel des défis auxquels sont confrontées les institutions judiciaires et policières. La demande de justice de sa famille soulève des questions fondamentales sur la responsabilité et la transparence. Il est impératif que cette affaire soit traitée avec la sérieux qu'elle mérite afin de garantir que de tels incidents ne se reproduisent plus à l'avenir.