Dans un contexte de tensions politiques croissantes en Argentine, le président anarcocapitaliste Javier Milei fait face à des défis sans précédent. Récemment, des incidents violents au Parlement ont mis en lumière un climat de désarroi au sein de son gouvernement, alors que les élections législatives approchent à grands pas.
Le mercredi après-midi, le Parlement argentin a été le théâtre d'une dispute intense entre deux anciennes alliées de Milei. Marcela Pagano et Lilia Lemoine se sont affrontées, utilisant leurs téléphones comme armes lors d'une interpellation du chef de Cabinet, Guillermo Francos. Cette scène illustre le climat de nervosité qui règne à quelques semaines des élections législatives.
Ce climat de tension s'explique par une double rébellion contre Milei. D'une part, des groupes qui l'avaient initialement soutenu commencent à se retourner contre lui, tandis que certains libertaires forment un groupe dissident nommé "Coherencia", dénonçant la corruption au sein du gouvernement.
Les élections législatives du 7 septembre en province de Buenos Aires, la plus peuplée du pays, sont cruciales pour Milei. Il espère battre le péronisme en s'alliant avec le parti de l'ex-président Mauricio Macri, le Pro. Une autre date clé est le 26 octobre, pour les élections législatives nationales, où la moitié de la Chambre des députés et un tiers du Sénat seront renouvelés.
L'objectif de Milei est clair : sortir de la minorité parlementaire et remporter une victoire décisive contre le péronisme. Pendant ce temps, alors que Francos répondait à des questions des députés, Milei faisait campagne à Lomas de Zamora, un bastion péroniste, où il a été accueilli par des cris d'insulte.
Récemment, un incident choquant a eu lieu lorsque Javier Milei a été visé par un projectile lors d'un événement. Ce moment rappelle la nécessité d'améliorer la sécurité présidentielle en Argentine. Un groupe a utilisé des débris pour attaquer le président, mettant en évidence des failles dans la protection de la figure présidentielle.
La ministre de la Sécurité, Patricia Bullrich, a affirmé que les assaillants étaient "kirchneristes" tout en louant l'intervention de la police. Cet événement souligne les tensions croissantes entre les partisans de Milei et ses opposants.
La situation est aggravée par des accusations de corruption visant Karina, la sœur de Milei, qui a suscité un climat d'incertitude. Les scandales ont eu un impact négatif sur l'image de Milei, même si son gouvernement reste en bonne position pour les élections. Les sondages montrent un soutien malgré les controverses.
Malgré cela, Milei a promis de réduire les insultes et les attaques contre ses adversaires. Cependant, certains analystes estiment que ces promesses arrivent trop tard pour apaiser la situation politique tendue.
Alors que les élections approchent, le gouvernement de Milei doit faire face à des défis économiques importants. Les taux d'intérêt ont été portés à un niveau impressionnant de 100%, avec une taux d'intérêt réel de 75%. Cela vise à stabiliser le dollar et à contrôler l'inflation galopante.
Cependant, après les élections, le spectre de la dévaluation plane sur l'économie argentine. La question demeure : quel type de gouvernement et quelles politiques économiques seront mises en place après le 26 octobre, surtout si la monnaie subit une nouvelle crise ?
En résumé, la situation politique et économique en Argentine est précaire à l'approche des élections. Les tensions internes, les incidents violents et les scandales de corruption mettent à l'épreuve le leadership de Javier Milei. L'avenir de son gouvernement dépendra de sa capacité à naviguer dans ces défis tout en maintenant le soutien populaire.