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« On Sait Très Bien Que L’on Est Contaminés » : Des Polluants Éternels Près De Lyon, 200 Riverains Poursuivent Arkema Et Daikin En Justice

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Polluants - « On Sait Très Bien Que L’on Est Contaminés » : Des Polluants Éternels Près De Lyon, 200 Riverains Poursuivent Arkema Et Daikin En Justice

Un procès historique contre l'industrie chimique

C'est le plus grand procès civil jamais intenté en Europe contre des industriels de la chimie. D'un côté, 192 riverains de l'agglomération lyonnaise, soutenus par quatre associations, et de l'autre, Arkema et Daikin, deux géants de l'industrie chimique. Les requérants accusent ces groupes d'avoir rejeté 3,5 tonnes de polluants éternels (PFAS) dans le Rhône chaque année.

La pollution est d'une ampleur sans précédent, faisant de cette zone la plus touchée par les PFAS en France. Les 200 000 habitants de la région ont reçu la recommandation de ne plus consommer les œufs, fruits et légumes de leurs jardins. Beaucoup ont également cessé de boire l'eau du robinet, vivant dans une angoisse permanente.

Les conséquences sur la santé des riverains

Les habitants ont décidé d'assigner en justice les entreprises suspectées d'être à l'origine de ce désastre écologique, réclamant plus de 36 millions d'euros en réparation. Loïc, chauffeur de bus à Oullins-Pierre-Bénite, espère que les industriels seront condamnés. Il confie que le préjudice est terrible, surtout au niveau de l'anxiété.

Avec sa femme Julie et son fils Basile, il attend fébrilement les résultats de ses analyses de sang. "On sait très bien que l'on est contaminés", déclare-t-il, révélant la détresse du couple face à la situation. Leur jardin, autrefois source de bonheur, est devenu un symbole de chagrin et de désespoir.

Des histoires de souffrance et de colère

Les 192 requérants, adultes et enfants, ressentent une profonde angoisse. Clémentine, 29 ans, a vécu à Oullins pendant 17 ans avant de déménager à Marseille. En 2023, elle reçoit un diagnostic de cancer du cartilage de la hanche. Bien qu'elle n'ait pas de certitude sur un lien avec les PFAS, elle exprime son inquiétude et sa colère envers Arkema et Daikin.

Nathalie, quinquagénaire, se souvient de son mari, décédé d'un cancer du cerveau. Elle s'interroge sur les causes de cette maladie, se rappelant que leur potager était irrigué par de l'eau polluée. "Je suis veuve à 57 ans, ce n'est pas normal !" déclare-t-elle, exprimant sa colère et son besoin de réponses.

Les témoignages des victimes

Amélie, 28 ans, sage-femme en Isère, a également vécu à Marennes. Elle a découvert que son lait maternel était contaminé aux PFAS, ce qui génère une angoisse quant à la santé future de sa fille. Elle attend des actes des pollueurs pour compenser cette situation inacceptable.

Christine, 73 ans, habitante de Brignais, est préoccupée par la santé de ses enfants. Elle espère que leur action fera école et que les industriels penseront enfin à la santé des populations plutôt qu'à leurs profits. Leurs histoires illustrent la détresse d'une communauté touchée par la pollution.

Conclusion

Ce procès met en lumière les conséquences dramatiques de la pollution aux PFAS sur la vie des riverains. Les témoignages poignants révèlent une angoisse collective et un désir de justice face à des industriels jugés responsables. Les habitants espèrent que leur lutte contribuera à un changement significatif dans la gestion des pollutions industrielles.

Publié le : 4 février 2026
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