
Les émissions de gaz à effet de serre des États-Unis ont connu une hausse significative en 2025, atteignant un total en augmentation de 2,4 %. Cette situation est en grande partie due à un hiver rigoureux et à l'essor de l'intelligence artificielle. De plus, la politique pro-pétrole du président Donald Trump n'est pas encore prise en compte dans ce bilan alarmant.
Dans le contexte mondial, la lutte contre les gaz à effet de serre stagne, notamment en raison d'un manque d'investissements dans les technologies bas carbone. Cette stagnation se manifeste alors que les effets du dérèglement climatique deviennent de plus en plus évidents. Les climatologues prévoient que 2025 sera la troisième année la plus chaude jamais enregistrée sur Terre.
Malgré une baisse des émissions durant les deux années précédentes, les États-Unis, en tant que première économie mondiale, ont vu leur empreinte carbone augmenter en 2025. Selon le Rhodium Group, cette hausse est inquiétante et n’est pas encore liée aux nouvelles politiques américaines qui favorisent les énergies fossiles.
Les secteurs du bâtiment et de l'énergie sont principalement responsables de cette augmentation, avec des hausses respectives de 6,8 % et 3,8 %. Michael Gaffney, coauteur du rapport, explique que cela est dû à une consommation de combustible plus élevée pour le chauffage, en raison des températures basses de l’hiver. De plus, la demande croissante des centres de données et des opérations de minage de cryptomonnaies contribue à cette situation.
Les prix élevés du gaz naturel, causés par la demande en chauffage et les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL), ont également entraîné un retour important au charbon, le combustible fossile le plus polluant. En effet, la production d’électricité à partir de centrales à charbon a augmenté de 13 % l’an dernier.
Malgré ces défis, le secteur solaire a connu une croissance impressionnante, avec une augmentation de 34 %. Cela a permis de porter la production d’électricité liée aux énergies bas carbone à 42 %, un niveau record. Cependant, le secteur des transports, le plus polluant, a maintenu des émissions relativement stables, avec une baisse moyenne de 1 % par an depuis 2007.
Cette tendance est attribuée à la substitution du charbon par le gaz naturel, à l'augmentation des énergies renouvelables et à l'amélioration de l'efficacité énergétique. Toutefois, le retour au pouvoir de Donald Trump a entraîné des tentatives de blocage de projets solaires et éoliens, ainsi que la révocation d'incitations fiscales pour les véhicules électriques.
Malgré les défis politiques, Ben King, un autre coauteur du Rhodium Group, souligne que les bons résultats du solaire et des ventes de véhicules électriques montrent un progrès soutenu. Les technologies telles que le solaire, l’éolien et les batteries sont parmi les options les moins chères et les plus accessibles. Cela crée une impulsion économique pour leur adoption, indépendamment des décisions politiques.
Cependant, les perspectives à moyen et long terme demeurent incertaines. Les États-Unis semblent loin d'atteindre l'objectif de réduction de 50 à 52 % de leurs émissions d'ici 2035, fixé par l'ancien président Joe Biden.
En résumé, l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis en 2025 soulève de nombreuses préoccupations. Les secteurs du bâtiment et de l'énergie sont en première ligne, tandis que les énergies renouvelables continuent de croître. L'avenir de la politique climatique américaine reste incertain, mais des signes de progrès dans le secteur des énergies renouvelables offrent un espoir pour l'avenir.