
Le parquet de Paris a annoncé, ce vendredi 6 février, le classement d'une plainte déposée par un résident du VIIe arrondissement. Ce dernier protestait contre une opération de porte-à-porte menée par l'équipe d'Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche aux municipales. Cette décision fait suite à une procédure d'intrusion ouverte par le commissariat local.
Selon le parquet, le commissariat était intervenu dans un ensemble du VIIe arrondissement. Cela faisait suite à la demande d’un résident qui se plaignait d’« une intrusion » après des tractages dans son immeuble. Le commissariat a ensuite « transmis » une réquisition au bailleur de l’immeuble pour obtenir les images de vidéosurveillance des 10 et 30 janvier.
Le ministère public a précisé qu'au lendemain de la parution d'un article dans Le Canard enchaîné, un compte rendu téléphonique avec les policiers a été réalisé. Cela a permis une « analyse » de la procédure, conduisant à sa décision de classement. Le parquet a souligné qu'il n'avait pas été informé ni sollicité avant cette date.
Les faits qualifiés d’intrusion par le commissariat ont été classés pour irrégularité de la procédure. Le procès-verbal indiquait à tort que les réquisitions avaient été émises avec l'autorisation du magistrat de permanence. Cette erreur a été déterminante pour le classement de l'affaire.
Le même résident avait également déposé une plainte au commissariat fin janvier. Il accusait des militants de l’avoir filmé sans son accord lors d’une opération de tractage un mois plus tôt. Ce dernier avait également informé la maire d’arrondissement de cet événement par courriel, selon le parquet.
Cette plainte a également été classée, cette fois « pour infraction insuffisamment caractérisée ». Le ministère public a justifié ce classement en indiquant que « l’éventuelle captation d’images » avait eu lieu « a minima dans les communs de l’immeuble ». Cela signifie qu'elle ne s'était pas déroulée dans un lieu privé.
Le parquet de Paris a donc décidé de classer les deux plaintes en raison d'irrégularités dans la procédure et d'une insuffisance de preuves. Ces décisions mettent en lumière les enjeux autour des opérations de tractage et de la protection de la vie privée des résidents. Les autorités doivent veiller à respecter les procédures pour éviter de telles situations à l'avenir.