
Lors de la conférence de Munich sur la sécurité, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié le dirigeant russe Vladimir Poutine d’« esclave de la guerre ». Il a souligné que Poutine ne pouvait pas se résoudre à abandonner l'idée même de la guerre, se prenant peut-être pour un tsar, mais étant en réalité prisonnier de cette situation.
Zelensky a également exprimé son inquiétude concernant la lenteur des décisions politiques qui sont cruciales pour contrer les attaques russes. Il a déclaré : « Dans cette guerre, les armes évoluent plus vite que les décisions qui doivent les arrêter. » Cette affirmation met en lumière l'urgence de la situation sur le terrain.
Il a insisté sur le fait que les drones iraniens de type Shahed, utilisés par Moscou, deviennent de plus en plus meurtriers. Le conflit, qui approche de sa cinquième année, a eu des conséquences dévastatrices, avec des frappes touchant toutes les centrales électriques du pays.
Donald Trump a exhorté Zelensky à « se bouger » pour parvenir à un accord avec la Russie, en vue de nouvelles négociations à Genève. Zelensky a exprimé l'espoir que ces discussions soient « sérieuses et substantielles ». Toutefois, il a noté que les Américains semblent souvent remettre en question les concessions nécessaires.
Il a précisé que ces concessions sont souvent envisagées uniquement dans le contexte de l'Ukraine, négligeant la position de la Russie. Cette dynamique complique davantage les efforts pour parvenir à un accord durable.
Alors que Washington pousse pour un accord de paix rapide, Marco Rubio a admis lors de la conférence de Munich qu'il existe des doutes quant à la volonté réelle des Russes de mettre fin au conflit. Cette incertitude rend les discussions encore plus délicates et souligne la complexité de la situation actuelle.
Le discours de Volodymyr Zelensky à Munich met en lumière les défis auxquels l'Ukraine fait face face à l'agression russe. Les appels à l'action et les négociations à venir sont cruciaux. Cependant, les incertitudes persistent, tant du côté ukrainien que russe, rendant la quête de la paix encore plus complexe.