
Dans un contexte géopolitique complexe, Moscou se concentre principalement sur l'Ukraine, négligeant d'autres régions comme le Caribe. Les ambitions de Vladimir Poutine sont révélées par l'invasion de l'Ukraine, qui s'inscrit dans une volonté de restaurer son influence dans l'ancienne sphère soviétique.
Les alliances que Moscou a formées sont souvent perçues comme clientélistes et temporaires. Des exemples récents en Arménie, Syrie et Venezuela illustrent cette réalité. Malgré des promesses de soutien, la protection fournie par Poutine s'est avérée limitée et conditionnelle.
En Syrie, bien que Moscou ait sauvé le régime de Bashar Asad, cette intervention n'a pas conduit à une stabilité durable. L'attention et les ressources de la Russie sont désormais largement absorbées par la guerre en Ukraine, ce qui complique son rôle de garant pour ses alliés.
Le Venezuela représente un exemple clé des limites des alliances russes. Depuis 2001, un accord de coopération militaire lie les deux pays. Cependant, cette relation repose sur des échanges de soutien plutôt que sur un engagement de défense directe contre des puissances comme les États-Unis.
Malgré un soutien substantiel à Nicolás Maduro, incluant des crédits et des armements, la Russie n'a jamais formalisé un traité de défense. Ce modèle montre que la coopération militaire est plus une question de convenance que de véritable partenariat.
En Syrie, le soutien militaire russe a fonctionné, mais avec des limitations. Bien que Moscou ait intervenu pour sauver Asad, cette aide n'a pas assuré une stabilité à long terme. La guerre en Ukraine a réduit la capacité de la Russie à maintenir son influence en Syrie.
Les bases militaires russes, comme celles de Tartous et Jmeimim, sont menacées par la perte de contrôle politique à Damas. Cela soulève des questions sur la durabilité du soutien militaire russe, qui semble se plier face à des priorités plus pressantes.
Le cas de l'Arménie est particulièrement embarrassant pour la Russie, surtout en raison de son engagement dans l'Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC). Bien que cette organisation soit censée protéger ses membres, son efficacité a été mise à l'épreuve lors des conflits avec l'Azerbaïdjan.
Lorsque l'Arménie a sollicité de l'aide face à l'agression azerbaïdjanaise, la Russie a refusé de s'engager. Ce manque de soutien a laissé l'Arménie dans une position vulnérable, remettant en question la crédibilité de l'OTSC.
En somme, la géopolitique russe actuelle révèle une série de faiblesses dans ses alliances. Les engagements de Poutine semblent souvent temporaires et basés sur des intérêts immédiats. La situation en Ukraine, en Syrie et en Arménie démontre que la protection russe est conditionnelle et peut rapidement se retourner lorsque des priorités plus urgentes émergent.