
La police métropolitaine de Londres enquête actuellement sur "des dizaines" de cas d'abus sexuels sur des enfants, qui pourraient être qualifiés de gangs de grooming. Le commissaire de la police, Sir Mark Rowley, a révélé que cette investigation découle d'une recherche initiale de données qui a identifié environ 9 000 cas historiques.
Cependant, après avoir examiné 2 200 de ces cas, seulement environ 1 200 restent pertinents. Sir Mark a averti qu'il ne fallait pas utiliser "gangs de grooming" comme un terme générique, car les abus incluent des cas au sein des familles, dans les institutions, entre pairs et en ligne.
Lors d'une réunion à l'Assemblée de Londres, Sir Mark a précisé que la recherche initiale avait mis en lumière environ 9 000 cas d'abus sexuels en groupe, définis comme ceux impliquant deux suspects ou plus et au moins une victime. Il a également souligné que ce chiffre avait été mal interprété comme représentant uniquement des cas de gangs de grooming, entraînant une reporting déséquilibré.
Le commissaire a indiqué que la définition utilisée par l'audit national était beaucoup plus large que la compréhension publique des gangs de grooming. Cela inclut des abus intra-familiaux, des abus institutionnels et des cas d'exploitation en ligne.
Sir Mark a également mentionné que, après avoir examiné les cas, le nombre de cas pertinents continuerait à diminuer. Une fois l'évaluation initiale terminée, la police métropolitaine s'attend à ce que "peut-être 2 000 ou 3 000 cas" soient envisagés pour une réinvestigation. Cela ne se limiterait pas uniquement aux gangs de grooming.
Il a précisé que la typologie des abus observée ne correspondait pas à celle rapportée ailleurs, où des groupes d'hommes pakistanais auraient ciblé des enfants britanniques blancs. En outre, la police enregistre environ 2 000 infractions sexuelles par mois, dont la moitié concerne des abus sexuels sur des enfants.
Les commentaires de Sir Mark ont été formulés lors d'une réunion où le maire de Londres, Sir Sadiq Khan, a été accusé de minimiser la situation des victimes. Susan Hall, leader du groupe conservateur, a rappelé une question posée en janvier sur la présence de gangs de grooming à Londres, à laquelle le maire avait semblé dissimuler une réponse.
En réponse, Sir Sadiq a clarifié ce que l'on entend par gangs de grooming, en se basant sur l'enquête nationale annoncée par le Premier ministre. Il a reconnu qu'il existait des problèmes liés à l'exploitation sexuelle des enfants à Londres, mais a insisté sur le fait que ces cas étaient différents de ceux observés ailleurs en Angleterre.
La situation des abus sexuels sur enfants à Londres est complexe et nécessite une attention particulière. Les autorités doivent utiliser un langage précis et éviter les analyses simplistes qui pourraient induire en erreur les communautés. Il est crucial de soutenir les victimes et de traiter ces cas avec la gravité qu'ils méritent.