
Le scrutin en Castilla y León a rendu un verdict clair : le Parti populaire (PP) l’emporte, mais sans majorité claire. Avec 90,2 % des voix dépouillées, le PP d’Alfonso Fernández Mañueco décroche 33 sièges, le PSOE de Carlos Martínez en obtient 30 et Vox 14. Cette configuration laisse Mañueco contraint de négocier pour conserver la présidence de la Junta.
Le Centre de Investigaciones Sociológicas (CIS), dirigé par José Félix Tezanos, avait placé les principaux partis dans le bon ordre. Le sondage préélectoral donnait au PP 33,4 % des voix et une fourchette de 28 à 38 sièges — résultat : 33 sièges, exactement dans la marge. Le CIS estimait le PSOE à 32,3 % et entre 26 et 35 sièges ; le parti socialiste termine à 30 sièges, également conforme à la prévision. Pour Vox, l’estimation était de 16,1 % et 11 à 19 sièges ; le parti confirme avec 14 parlementaires.
Avec 90,2 % des voix comptabilisées, le PP obtient 33 sièges, le PSOE 30 et Vox 14. Le CIS avait prévu 33,4 % pour le PP et une fourchette de 28 à 38 sièges.
Les projections se sont montrées solides pour les grands blocs, mais moins pour les petites formations. Les partis provinciaux sont sortis du lot comme prévu : l’Union du Pueblo Leonés (UPL) avait été annoncée entre 2 et 4 sièges et en obtient 3 ; Por Ávila et Soria Ya figuraient dans une fourchette de 0 à 1 siège et conservent chacun un représentant aux Cortes de Castilla y León. Autrement dit, le CIS n’a pas raté les forces locales.
En revanche, l’enquête a surestimé la possible percée à gauche du PSOE. La coalition IU–Movimiento Sumar–Verdes Equo était créditée de 0 à 4 sièges mais, comme Podemos, ne dépasse pas le seuil pour entrer au parlement régional. Ainsi, si les marges de sièges pour les principaux partis se sont avérées fiables, les probables gains des petites listes de gauche ne se sont pas matérialisés.
Le résultat laisse une assemblée fragmentée. Le PP gagne des voix par rapport aux précédentes élections mais reste loin d’une majorité absolue, ce qui rend inévitable une négociation avec Vox si Mañueco veut revalider son mandat. C’est le scénario attendu : un Parlement où le poids des petites formations et des alliances locales déterminera l’issue du gouvernement.