
Rachel Reeves, la chancelière, a été critiquée par le Premier ministre pour une confusion concernant la location de sa maison familiale. Bien qu'elle ne fasse face à aucune action supplémentaire, la situation a suscité des interrogations. Sir Keir Starmer a qualifié la situation de "regrettable" en raison du manque de transparence initial.
Reeves a d'abord affirmé qu'elle n'était pas au courant de la nécessité d'un licence, mais des échanges entre son mari et l'agence de location ont révélé le contraire. L'agence a admis une "erreur" qui a conduit à l'absence de demande de licence. Reeves a présenté ses excuses pour cette erreur involontaire tout en assumant la responsabilité.
Kevin Hollinrake, président du Parti conservateur, a demandé une enquête complète. Il a souligné que l'histoire de Reeves semblait changer, ce qui soulève des doutes. Selon lui, le conseiller indépendant sur les normes ministérielles aurait dû examiner la situation plus attentivement avant de clore le dossier.
Hollinrake a déclaré que des éléments supplémentaires avaient émergé, remettant en question la version des faits présentée par Reeves. Il a insisté sur le fait que la transparence est essentielle dans de telles affaires.
La maison de Reeves, située à South London, a été mise en location en juillet 2024. Dans cette zone, le conseil municipal de Southwark exige des propriétaires privés qu'ils obtiennent une licence sélective, coûtant 945 £. Si la question était portée devant les tribunaux, Reeves ou son agent pourrait faire face à des amendes illimitées.
Le conseil a refusé de commenter spécifiquement le cas de Reeves, mais a précisé qu'il n'agissait que contre les propriétaires qui ne demandent pas de licence dans les 21 jours suivant un avertissement. Reeves a déclaré avoir demandé une licence après avoir pris connaissance du problème.
Les révélations arrivent à un moment délicat pour Reeves, alors qu'elle se prépare pour un Budget à la fin du mois. Des spéculations circulent sur une possible rupture d'un engagement électoral concernant l'augmentation de l'impôt sur le revenu. Chris Bryant, ministre du Commerce, a défendu Reeves, affirmant qu'elle n'était pas responsable de cette situation.
Il a souligné que l'agent immobilier avait promis de gérer la demande de licence, mais que cela ne s'était finalement pas concrétisé. Cette situation a mis Reeves dans une position délicate politiquement.
La situation de Rachel Reeves soulève des questions sur la responsabilité et la transparence au sein du gouvernement. Bien qu'elle ait reconnu son erreur, les appels à une enquête montrent que cette affaire pourrait avoir des répercussions politiques durables. Il est essentiel que les responsables rendent des comptes pour maintenir la confiance du public.