
Le parquet sud-coréen a demandé mardi la peine de mort contre l'ancien président Yoon Suk Yeol. Cette demande est liée à sa tentative d'instaurer la loi martiale en décembre 2024. Les procureurs l'accusent d'avoir mené une « insurrection » motivée par une soif de pouvoir visant à établir une dictature.
Ils ont également noté que l'ex-dirigeant de 65 ans ne montre aucun remords pour des actions qui menaçaient l'ordre constitutionnel et la démocratie. Selon eux, aucune circonstance atténuante ne devrait être prise en compte lors de la prononciation de la peine.
Yoon Suk Yeol a choqué le pays en annonçant, le 3 décembre 2024, l'imposition de la loi martiale à la télévision. Il a ordonné l'envoi de troupes au Parlement pour le museler. Toutefois, il a rapidement fait marche arrière lorsque suffisamment de députés ont réussi à voter la suspension de son décret.
Cette décision a marqué un tournant dans la politique sud-coréenne, car c'était une mesure sans précédent depuis les dictatures militaires des années 1980. Yoon a justifié sa décision en affirmant qu'il agissait pour protéger le pays des « forces communistes nord-coréennes ».
Le procès de Yoon Suk Yeol a débuté en février 2025 à Séoul, en même temps que celui de sept autres personnes, dont son ex-ministre de la Défense. L'équipe de défense a comparé l'ancien président à des figures historiques comme Galileo Galilei et Giordano Bruno, affirmant que la majorité ne révèle pas toujours la vérité.
Yoon Suk Yeol est devenu en janvier 2025 le premier président sud-coréen en exercice à être arrêté. Après des mois de manifestations, il a été destitué par la Cour constitutionnelle en avril 2025.
Si Yoon est reconnu coupable, il deviendra le troisième ex-président sud-coréen à être condamné pour insurrection. Les précédents incluent les généraux Chun Doo-hwan et Roh Tae-woo, condamnés pour un coup d'État en 1979. Yoon fait également face à plusieurs autres procès pour des délits moins graves.
Dans l'un de ces procès, le parquet a requis dix ans de prison pour entrave à la justice. Le verdict dans cette affaire est attendu vendredi. De plus, Yoon est accusé d'avoir provoqué la Corée du Nord en ordonnant l'envoi de drones au-dessus de Pyongyang.
Le procès de Yoon Suk Yeol soulève des questions cruciales sur l'avenir de la démocratie sud-coréenne. Alors que le verdict approche, les implications de cette affaire pourraient avoir des répercussions durables sur la politique du pays. Le monde attend avec impatience le résultat de cette affaire marquante.