
Casquettes écarlates sur les têtes, drapeaux américains dans les mains, les manifestants rassemblés aux abords du tribunal du district central de Séoul ne sont pas des « MAGA », mais des « MKGA » : Make Korea Great Again. Drapée d’une écharpe rouge « Yoon Suk-Yeol président ! », une manifestante se tient droite, les mains jointes et les yeux fermés.
Plusieurs autres personnes l’imitent dans cette posture de prière. Elle porte un drapeau sud-coréen ceinturé à la taille, formant une jupe. Derrière elle, une dame d’un certain âge lève le poing en scandant : « CCP, out ! » en référence aux prétendus espions chinois qui auraient infiltré la société coréenne, selon une théorie conspirationniste en vogue.
Ces chrétiens ultraconservateurs, qui empruntent des codes trumpistes à la mode sud-coréenne, se sont réunis pour soutenir leur propre champion : Yoon Suk-Yeol. L’ex-président a été destitué par la Cour constitutionnelle après son coup de force de décembre 2024.
L’ancien chef d’État avait déclaré la loi martiale par surprise et envoyé des troupes bloquer le Parlement. Actuellement, il est en prison, accusé d’avoir « mené une insurrection », et les procureurs ont requis la peine de mort dans cette affaire historique.
Le verdict sera rendu public ce jeudi après-midi et retransmis en direct à la télévision. Cette situation soulève de nombreuses questions sur l’avenir politique de la Corée du Sud. Les manifestants expriment leur soutien fervent, espérant voir leur leader rétabli dans ses fonctions.
Les tensions sont palpables, et la réaction du public sera déterminante dans les jours à venir. Les événements autour de ce procès pourraient marquer un tournant dans l’histoire politique du pays.
Les manifestations à Séoul illustrent la polarisation croissante au sein de la société coréenne. Alors que le verdict approche, les partisans de Yoon Suk-Yeol restent mobilisés. L'issue de ce procès pourrait avoir des répercussions profondes sur l'avenir politique de la Corée du Sud.