
Depuis sa première élection d’une courte tête (123 voix) lors d’une partielle en 1996, Jean-Michel Fourgous n’a plus eu besoin d’un second tour pour rester maire d’Élancourt. À 72 ans, il annonce au Parisien qu’il briguera un sixième mandat lors du scrutin de mars prochain. « J’aime Élancourt, c’est l’histoire de ma vie », déclare-t-il.
Fort de son assise populaire, l’ancien député Les Républicains (LR) exprime son désir de protéger sa ville, où ses trois enfants ont grandi. Il se sent en pleine forme : « Je fais une heure de sport par jour, et ça donne du punch », assure-t-il. Avec son épouse Aude, cheffe d’entreprise, il envisage de partir en retraite ensemble.
Jean-Michel Fourgous, président de l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, souhaite poursuivre le travail réalisé depuis trente ans. « Exercer le mandat de maire est une noble mission », déclare-t-il, soulignant l'importance de l’expérience dans la gestion d’une ville.
Jean-Michel Fourgous se dit fier d’avoir porté des projets significatifs durant son mandat, comme la transformation du Vélodrome national en vaccinodrome durant la crise du Covid. Il évoque également le commissariat du futur, unique en France, et l’organisation des JO de Paris.
Dans son programme, il met l’accent sur la sécurité et la végétalisation de la ville, avec l’ambition de dépasser 50 % d’espaces verts. Il prévoit également un plan de travaux pour les bâtiments publics, en priorisant les écoles.
La lutte contre l’échec scolaire est l'une de ses priorités. Il se réjouit de la création de la Commanderie, une cité du numérique accessible à tous. De plus, il note que de nombreux bacheliers avec mention aspirent à devenir ingénieurs.
Concernant les mobilités, il prévoit le déploiement de solutions douces, en continuité avec le plan vélo engagé pour les JO. Ces initiatives visent à améliorer la qualité de vie des habitants.
Jean-Michel Fourgous devra faire face à une opposition structurée. Trois listes s'affrontent : une union de gauche, une liste sans étiquette menée par Michèle Rossi, et celle du collectif citoyen de Jean Baptiste Minjoulat-Rey.
Récemment, il a été critiqué par la chambre régionale des comptes pour des justificatifs manquants concernant ses frais de mission. En réponse, il balaye les critiques : « Mon opposition est toujours dans la stigmatisation », affirme-t-il.
La campagne est lancée pour Jean-Michel Fourgous, qui se montre déterminé à poursuivre son engagement pour Élancourt. Avec des projets ambitieux et une volonté de servir sa ville, il espère convaincre les électeurs de lui renouveler leur confiance.