
La date est fixée. La primaire de la gauche unitaire se déroulera le 11 octobre prochain, comme l'a annoncé la députée Clémentine Autain (L’Après) lors d’une conférence de presse à Tours. Elle a précisé : « Ce vote d’investiture aura donc lieu le 11 octobre prochain ». François Ruffin, également candidat, a ajouté que le vote serait physique et espère attirer « deux millions de personnes ».
En juillet, plusieurs représentants de la gauche se sont engagés à désigner un candidat commun pour 2027. Parmi eux, on trouve Olivier Faure, Marine Tondelier, et François Ruffin. Cependant, l'organisation de cette primaire ne sera pas sans embûches. Les deux candidats de gauche les mieux placés dans les sondages, Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann, refusent de participer, convaincus de pouvoir incarner le vote utile.
Le PCF n'est pas non plus impliqué, bien que le PS et les Écologistes espèrent qu'il rejoindra le processus. Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, favorable à la primaire, doit néanmoins faire face à des oppositions internes qui compliquent son engagement dans cette aventure unitaire.
Le PS doit d'abord obtenir l'aval de ses adhérents après les municipales pour s'impliquer pleinement. Les opposants à Faure, comme Nicolas Mayer-Rossignol, ont exprimé leur désaccord lors d'un bureau national. Patrick Kanner, chef des sénateurs socialistes, a déclaré : « Olivier Faure va à Tours, mais il ne doit pas cautionner les annonces ». Cela soulève des questions sur le chemin politique à suivre pour éviter l'éparpillement de la gauche.
Pierre Jouvet, secrétaire général du PS, s'interroge sur les alternatives proposées par les autres acteurs pour éviter la division de la gauche. Certains, dont François Hollande, envisagent une fédération de la gauche réformiste, allant du PS à Raphaël Glucksmann.
François Hollande a souligné que l'absence de cohésion lors des votes à l'Assemblée montre que la primaire n'a pas de sens. Il a noté que les Écologistes et d'autres ont voté contre le budget, mettant en péril le gouvernement. En l'absence de Glucksmann, le camp de Boris Vallaud, essentiel pour le PS, n'est pas non plus enthousiaste à propos de cette primaire, qualifiée de « de bric et de broc ».
Les membres du PS demandent également que le parti désigne son propre candidat avant la primaire, avec des ambitions claires pour Boris Vallaud. Johanna Rolland, maire de Nantes, a déclaré : « Nous allons gagner aux municipales où nous avons des listes de rassemblement ». Cela soulève des questions sur la stratégie à adopter pour la présidentielle.
La primaire de la gauche unitaire prévue pour le 11 octobre soulève de nombreux enjeux et défis. Les tensions internes au PS et l'absence de certains leaders compliquent la situation. Les acteurs de la gauche devront trouver un équilibre pour éviter l'éparpillement et se préparer efficacement pour les prochaines élections.