
La cour criminelle du Val-d’Oise a rendu son verdict le jeudi 5 février. Jean-François Pépin, ancien adjoint au maire, a été condamné à 6 ans d’emprisonnement avec mandat de dépôt. Il a été reconnu coupable de viol, d'agression sexuelle sur mineur et de corruption de mineur.
Cependant, la cour a prononcé un acquittement pour certains faits. Parmi les trois adolescents qui l’accusaient, deux n’ont pas été considérés comme victimes. Cette décision a suscité des réactions diverses au sein de la communauté.
L’affaire débute en 2019, lorsqu'un président d’association Persanaise rapporte avoir reçu des confidences d’un jeune homme de 17 ans. Ce dernier lui montre des conversations avec Jean-François Pépin, où il évoque des avances et des rapports sexuels non consentis.
Inquiet, le jeune homme contacte le 119, un numéro dédié aux enfants en danger. La situation attire alors l’attention des gendarmes, qui ouvrent une enquête. Ce premier pas marque le début d'une investigation complexe.
Au cours de l'enquête, le jeune homme mentionne la présence d'un autre adolescent et de son frère. Ce dernier sera entendu à plusieurs reprises, mais il affirme à chaque fois qu'il ne s'est rien passé. Ces témoignages ont joué un rôle crucial dans le déroulement du procès.
En parallèle, le cadet des frères a été reconnu coupable de deux agressions sexuelles sur sa petite sœur. Cependant, les faits concernant ces deux frères n'ont pas été retenus par la cour pour la condamnation de Jean-François Pépin.
Le procès, qui a débuté lundi, s'est tenu à huis clos. Jean-François Pépin a nié l'ensemble des accusations portées contre lui, à l'exception des avances faites par SMS. Cette position de déni a été constante tout au long des audiences.
La décision de la cour a donc été accueillie avec un mélange de soulagement et d'inquiétude. Le traitement des affaires de ce type reste un sujet délicat dans la société actuelle.
En somme, la condamnation de Jean-François Pépin met en lumière des questions importantes sur la protection des mineurs et la lutte contre les abus. La justice a tranché, mais les répercussions de cette affaire continueront de se faire sentir dans la communauté.