
Enrique Marquez, ancien candidat à la présidentielle au Venezuela, fait partie des premiers prisonniers politiques relâchés récemment. Selon une vidéo diffusée par un journaliste local, il a exprimé sa satisfaction auprès de son épouse dans un quartier de Caracas. Cette libération a eu lieu en compagnie de Biagio Pilieri, un collaborateur de la cheffe de l’opposition, María Corina Machado.
Ces événements surviennent peu après la capture de Nicolás Maduro par les États-Unis, qui a eu lieu le 3 janvier. Cette opération militaire inédite a suscité de nombreuses réactions au sein de la communauté internationale. Marquez, âgé de 62 ans, avait été arrêté en janvier 2025 après avoir tenté de se positionner comme représentant principal de l’opposition pour les élections de juillet 2024.
Avant son arrestation, Marquez avait mené une croisade judiciaire contre la réélection de Maduro, qu'il considérait comme entachée de fraude. Environ 2 400 personnes avaient été arrêtées et 28 tuées lors des troubles post-électoraux, témoignant de la répression sévère qui a suivi. Son cas n'est pas isolé, car plusieurs autres figures de l'opposition ont également été emprisonnées.
Rocio San Miguel, avocate de premier plan, a également été libérée. Elle avait été arrêtée en février 2024 et son procès avait été reporté à plusieurs reprises. Son avocate a confirmé qu'elle « va bien », ce qui soulage ses proches et ses partisans.
María Corina Machado a salué ces libérations, déclarant que « la vérité » parvient enfin à se frayer un chemin. Elle a souligné l'importance de ces événements pour l'avenir politique du Venezuela. Jorge Rodriguez, président du Parlement, a qualifié ces libérations de geste unilatéral du gouvernement, visant à favoriser une coexistence pacifique.
Le gouvernement espagnol, par la voix de Pedro Sanchez, a également salué ces actes comme étant un acte de justice. Les présidents du Brésil et de Colombie ont exprimé leur préoccupation face à la situation au Venezuela et ont souligné la nécessité d'un dialogue.
Avant les libérations, l’ONG Foro Penal estimait qu'il y avait 806 prisonniers politiques au Venezuela, dont 175 militaires. Beaucoup d'entre eux sont détenus dans des prisons redoutées, comme l'Hélicoïde, gérée par les services de renseignements. Cette prison est connue pour ses conditions inhumaines et la violence qui y règne.
Des proches de détenus se sont rassemblés devant l'Hélicoïde, espérant obtenir des nouvelles de leurs proches. La mère d'un militant politique a exprimé son anxiété, espérant que les annonces de libération soient véridiques.
Les récentes libérations de prisonniers politiques au Venezuela marquent un tournant dans la lutte pour la démocratie et les droits humains. Alors que le pays traverse une période tumultueuse, ces événements pourraient ouvrir la voie à un dialogue nécessaire pour l'avenir. Les réactions des leaders régionaux et des défenseurs des droits humains soulignent l'importance de continuer à surveiller la situation au Venezuela.