
La pression s'intensifie sur le gouvernement intérimaire vénézuélien pour libérer les prisonniers politiques encore détenus dans le pays. Des groupes de pression, comme Foro Penal, ont signalé que 444 prisonniers politiques avaient été libérés depuis l'arrestation du leader vénézuélien Nicolás Maduro le mois dernier. Cependant, des centaines d'autres restent derrière les barreaux.
Les activistes affirment que la santé de certains proches, en grève de la faim pour exiger la libération de leurs êtres chers, se détériore rapidement. Des images diffusées par le parti d'opposition Vente Venezuela montrent un proche apparemment inconscient, soigné par d'autres à l'extérieur du centre de détention de Zona 7 à Caracas.
Selon les informations, dix personnes ont entamé une grève de la faim samedi pour demander la libération de leurs proches détenus à Zona 7. Cela fait suite à une veillée qui se tient depuis le 8 janvier, date à laquelle le président de l'Assemblée nationale du Venezuela, Jorge Rodríguez, a annoncé qu'un nombre significatif de prisonniers serait libéré en signe de bonne volonté.
Bien que l'administration Trump ait salué les progrès du gouvernement intérimaire, les activistes dénoncent des retards et un manque de transparence concernant les libérations. Les membres de l'opposition affirment également que ceux qui ont été libérés sont empêchés de s'exprimer publiquement.
Le cas de l'opposant politique Juan Pablo Guanipa est souvent cité comme preuve que les libérations ne garantissent pas la liberté. Guanipa a été libéré le 8 février après huit mois d'incarcération, mais a été arrêté à nouveau quelques heures plus tard pour avoir prétendument violé les conditions de sa libération. Il est actuellement placé sous assignation à résidence.
La semaine dernière, des étudiants ont manifesté pour demander une amnistie pour ceux qui ont été emprisonnés dans le cadre de la répression contre les critiques du gouvernement de Maduro. Le gouvernement intérimaire, dirigé par l'ancienne vice-présidente Delcy Rodríguez, a proposé un projet de loi d'amnistie depuis le renversement de Maduro lors d'un raid américain le 3 janvier.
Ce projet de loi a été adopté lors de sa première lecture le 5 février, mais les législateurs n'ont pas réussi à l'approuver comme prévu la semaine dernière, en raison de désaccords sur son application. Il est prévu que le projet soit discuté à nouveau cette semaine.
La situation au Venezuela demeure préoccupante, avec une pression croissante pour la libération des prisonniers politiques. Les grèves de la faim et les manifestations témoignent de la détermination des familles et des activistes à lutter pour la justice. L'avenir des prisonniers politiques reste incertain, et les prochaines discussions sur l'amnistie seront cruciales.