
Au Venezuela, un nombre significatif de prisonniers politiques a été relâché, marquant une avancée dans le processus de libération. Dimanche, l’ONG Foro Penal a annoncé que 104 prisonniers avaient été libérés en une seule journée. Cette annonce survient sous la pression croissante de Washington, qui pousse pour des réformes.
Le directeur de Foro Penal, Alfredo Romero, a partagé cette information sur X, indiquant que le chiffre pourrait encore augmenter. En effet, l'avocat Gonzalo Himiob a précisé que les vérifications étaient en cours, et que le nombre final de libérations n'était pas encore établi.
Le gouvernement de Delcy Rodríguez a promis un « nombre important » de libérations de prisonniers politiques. Selon les autorités, 626 détenus auraient été libérés depuis décembre. Cependant, cette affirmation est contestée par les ONG, qui rapportent des chiffres beaucoup plus bas.
Foro Penal déclare avoir comptabilisé environ la moitié des libérations officielles. Les familles des détenus, quant à elles, expriment leur impatience et leur espoir, attendant souvent devant les prisons pour retrouver leurs proches.
Des familles passent des nuits à la belle étoile, espérant voir leurs proches sortir des cellules. Aurora Silva, épouse de Freddy Superlano, incarcéré depuis un an et demi, témoigne : « Nous formons tous une famille maintenant ». Ce sentiment de solidarité est palpable parmi ceux qui attendent.
De son côté, Lorealbert Gutierrez, âgée de 19 ans, espère la libération de son compagnon et de son frère, tous deux incarcérés pour un présumé attentat à la bombe. Elle déclare : « Tant que je ne les verrai pas dehors, je ne partirai pas », illustrant ainsi la détermination des familles.
Depuis son investiture, Delcy Rodríguez, sous pression américaine, a non seulement promis des libérations, mais aussi signé des accords pétroliers avec les États-Unis. Elle a également engagé une réforme législative, incluant une loi sur les hydrocarbures, dans l'espoir d'apaiser les tensions.
Samedi, la cheffe de l’État par intérim a appelé à « parvenir à des accords » avec l'opposition pour instaurer la paix. Cependant, la situation reste tendue avec des accusations de fraude électorale et des arrestations continues parmi les figures de l'opposition.
Parmi les opposants récemment relâchés figurent des personnalités comme Enrique Marquez et Rocio San Miguel. Cependant, d'autres, comme Javier Tarazona et Freddy Superlano, restent incarcérés. Tarazona est détenu depuis 2021 pour des accusations de « terrorisme » et de « trahison ».
Juan Pablo Guanipa, un allié de María Corina Machado, est également toujours en prison, accusé de complot. Ces arrestations soulignent la complexité de la situation politique actuelle au Venezuela, où les tensions persistent entre le gouvernement et l'opposition.
La libération de prisonniers politiques au Venezuela représente une avancée, mais elle est entachée par des doutes concernant le véritable engagement du gouvernement. Les familles continuent d'attendre avec impatience, tandis que les tensions politiques demeurent élevées. L'avenir reste incertain, mais l'espoir de changements persiste.