
Le marché immobilier britannique a montré une étonnante résilience face aux craintes qui planaient avant la publication de la prévision de printemps : le 2 mars 2026, les prix des logements ont continué d'augmenter en février, alors que certains redoutaient une « spéculation négative » comparable à celle qui avait gelé le marché avant le budget de novembre.
Le prix moyen d'une maison a atteint 273 176 £ en février, une progression mensuelle de 0,3 % — identique à celle de janvier — tandis que la hausse annuelle est restée stable à 1 %. Ces chiffres reflètent un léger rebond plutôt qu'un retournement net, mais ils suffisent à calmer, du moins pour l'heure, les anticipations les plus pessimistes.
Ces données, publiées par Nationwide, la plus grande société de crédit immobilier du Royaume‑Uni, ont dépassé les prévisions des analystes qui tablaient sur une progression plus modeste de 0,2 % pour le mois. Plutôt que de freiner la demande, l'imminence du discours n'a donc pas provoqué le tassement observé avant le budget de novembre, lorsque des rumeurs sur une réforme de la fiscalité immobilière avaient temporairement gelé les transactions.
Un autre facteur soutient le marché : le taux hypothécaire moyen à long terme est redescendu sous les 6 %, juste à temps pour la saison des achats de printemps. Ainsi, entre un léger rebond des prix et des coûts d'emprunt qui s'allègent, les conditions deviennent plus favorables aux acquéreurs, ce qui aide à maintenir le dynamisme des transactions.
À court terme, la chancelière, Rachel Reeves, doit présenter sa prévision de printemps mardi, et le contenu de son annonce pourrait relancer des anticipations capables d'influer réellement sur le rythme des ventes. Si ses mesures dissipent les incertitudes, l'activité pourrait se poursuivre ; si au contraire elles attisent les spéculations, le marché risque de fléchir.
Pour l'instant, le compromis entre une hausse modeste des prix et une détente des coûts d'emprunt laisse apparaître un marché qui ne s'effondre pas sous la pression des rumeurs, mais qui reste sensible aux signaux politiques et financiers. Il faudra donc suivre de près la prise de parole de la chancelière pour mesurer l'ampleur du prochain mouvement.