
Ce dimanche 1er février, les tarifs autoroutiers subiront une hausse moyenne de + 0,86 % sur les sept réseaux d’autoroutes concédées historiques. Ces réseaux incluent APRR, AREA, ASF, Cofiroute, Escota, Sanef, et SAPN. Cette augmentation est fondée sur les programmes d’investissement des concessionnaires et l’évolution générale des prix, comme stipulé par l’État dans les contrats de concession.
Comparée aux années précédentes, cette hausse est moins marquée. En effet, les augmentations étaient de + 4,75 % en 2023 et + 3 % en 2024. Le groupe Sanef souligne que, tronçon par tronçon, les hausses tarifaires sont contenues. Ainsi, 67 % des trajets sur son réseau ne connaissent aucune augmentation, tandis que 27 % n’augmentent que de 0,10 euros TTC.
Vinci Autoroutes, qui gère 4 443 km d’autoroutes en France, annonce une hausse moyenne de + 0,62 % sur les réseaux ASF et Escota, et de + 1,21 % sur le réseau Cofiroute. Ce concessionnaire met également en avant un gel des tarifs dans 36 agglomérations, représentant 55 trajets. Ainsi, 90 % des trajets de moins de 30 km et 80 % de ceux de moins de 50 km ne verront pas de hausse.
Des exemples de tarifs gelés incluent les tronçons Montpellier-Narbonne Est (A9) et Aix-Nice (A8). Toutefois, certaines routes comme Paris-Bourges et Bordeaux-Marseille subiront des augmentations respectives de + 1,7 % et + 1,3 %. Ces variations de prix suscitent des réactions diverses parmi les automobilistes.
Les tarifs du péage du viaduc de Millau sur l’A75, souvent contestés, n’augmenteront que de 10 centimes d’euros. Ainsi, traverser ce viaduc coûtera 11,30 euros hors période estivale, et 13,80 euros pendant l’été. Pierre Chasseray, délégué général de l’association 40 Millions d’automobilistes, souligne que cette augmentation modeste est compensée par les bénéfices apportés à la ville de Millau.
Il défend également le viaduc comme une réalisation qui a contribué à la décongestion de la ville. Cependant, l’augmentation des tarifs pour le Duplex de l’A86, atteignant jusqu’à 14,90 euros aux heures de pointe, suscite des critiques parmi les automobilistes.
Globalement, la hausse des tarifs autoroutiers en 2026 est inférieure à 1 %, ce qui est proche de l’inflation. Pierre Chasseray se montre optimiste, considérant cette situation comme contenue. Il met en avant le modèle de concession, jugé vertueux, qui permet un gain de temps pour les automobilistes tout en affichant des chiffres exceptionnels en matière de sécurité routière.
Malgré ces éloges, l’association 40 Millions d’automobilistes critique l’État pour son rôle dans les tarifs, affirmant qu’il représente 40 % des coûts sous forme de taxes. Cette situation continue de susciter des débats sur l’équilibre entre les besoins des usagers et les exigences de l’État.
En somme, la hausse des tarifs autoroutiers en 2026 est modérée, mais elle soulève des interrogations. Les concessionnaires tentent de gérer ces augmentations tout en maintenant des services de qualité. Les automobilistes, quant à eux, restent attentifs aux évolutions tarifaires et à leur impact sur leur quotidien.