
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a récemment exprimé son souhait de voir la restauration collective de l'État se fournir exclusivement en produits de l'Union européenne. Lors d'une visite dans une ferme de l’Eure, il a souligné l'importance de privilégier les produits locaux.
Il a déclaré : « Il est impensable que pour l’ensemble des marchés publics à venir, il y ait des matières premières agricoles, alimentaires qui viennent d’en dehors de l’Union européenne ». Cette déclaration met en lumière une volonté de réduire l'empreinte carbone de la restauration publique.
Sébastien Lecornu a également mentionné que la situation actuelle est difficile à justifier. « Plus personne ne peut comprendre que l’argent du contribuable puisse permettre d’acheter de la nourriture avec un bilan carbone et climatique épouvantable », a-t-il affirmé. Cela souligne la nécessité d'une transformation des pratiques d'approvisionnement.
Le Premier ministre a révélé qu'il a demandé des informations sur les commandes de cantines de l'État, qui s'élèvent à environ 900 millions à 1 milliard d’euros. Il a admis ne pas avoir encore reçu de réponses sur la provenance des produits.
Pour faire face à ces enjeux, il a proposé de reprendre en main la commande publique. Cela inclut la nécessité de récompenser ou de punir les acheteurs publics en fonction de leurs choix d'approvisionnement. « Nous l’inscrirons dans les lois à venir de décentralisation », a-t-il ajouté.
Cette initiative vise à garantir que la restauration collective respecte les engagements en matière de produits locaux et biologiques. Les agriculteurs, notamment les éleveurs, se sont mobilisés pour faire entendre leur voix dans ce processus.
Les agriculteurs, en particulier ceux qui s'opposent au traité commercial UE-Mercosur, accusent souvent l'État de ne pas respecter les quotas de produits locaux. Ils estiment que la puissance publique doit être plus responsable dans ses choix d'approvisionnement.
Cette situation soulève des questions sur la transparence et le respect des lois en vigueur. Les agriculteurs espèrent que ces nouvelles mesures permettront de renforcer la coopération entre les producteurs locaux et les institutions publiques.
En résumé, l'engagement du Premier ministre pour une alimentation provenant exclusivement de l'Union européenne est un pas vers une agriculture durable. Cela pourrait transformer la restauration collective en un modèle plus respectueux de l'environnement. Les prochaines étapes seront cruciales pour garantir la mise en œuvre de ces engagements.