Le leader conservateur Pierre Poilievre demande au gouvernement fédéral de modifier le Code criminel. Il souhaite que l'utilisation de la force soit présumée raisonnable lorsqu'elle est utilisée contre une personne qui entre illégalement dans une maison et constitue une menace pour les occupants.
Lors d'une conférence de presse à Brampton, en Ontario, Poilievre a déclaré : « Après 10 ans de Libéraux, le système traite les victimes comme des criminels et les criminels comme des victimes. » Cette déclaration met en lumière les préoccupations croissantes concernant la sécurité des Canadiens dans leurs foyers.
Actuellement, la loi stipule que les Canadiens ne sont pas coupables d'une infraction s'ils croient, sur des bases raisonnables, que la force (ou la menace de force) est utilisée contre eux ou une autre personne. Cependant, cette défense doit être raisonnable dans les circonstances.
Les tribunaux évaluent la raisonnabilité de l'acte de défense en considérant neuf facteurs. Ces facteurs incluent la nature de la menace, les capacités physiques des parties impliquées et l'historique des parties à l'incident.
Poilievre soutient que les Canadiens qui défendent leur domicile « n'ont pas le temps de réfléchir à neuf conditions ». Il estime qu'il est injuste que la loi applique une doctrine légale compliquée alors qu'ils agissent simplement pour se protéger.
Le leader conservateur a également proposé que le gouvernement fédéral adopte son principe "Stand on Guard". Il a mentionné qu'un député conservateur pourrait faire avancer cette idée par le biais d'un projet de loi de membre privé si aucune action n'est entreprise.
Cette initiative vise à clarifier les droits des citoyens en matière de défense de leur domicile. Poilievre espère ainsi renforcer la confiance des Canadiens dans la législation en matière de sécurité.
En résumé, Pierre Poilievre appelle à une réforme du Code criminel pour protéger les Canadiens lors de situations d'intrusion. Son principe "Stand on Guard" pourrait représenter un changement significatif dans la façon dont la loi aborde la défense personnelle. Les discussions autour de cette proposition continueront d'évoluer, reflétant les préoccupations de la population.