
Le dernier baromètre du CIS révèle un avantage de 8,7 points pour le PSOE sur le PP. Cette enquête, réalisée en janvier, prédit une victoire nette des socialistes si des élections avaient lieu aujourd'hui. Cela survient malgré un contexte difficile pour le gouvernement de Pedro Sánchez.
Selon les résultats, le PSOE obtiendrait 31,7% des voix, une légère augmentation par rapport à décembre. En revanche, le PP ne progresse que de six dixièmes, atteignant 23%. Vox reste presque stable à 17,7%, tandis que Sumar perd plus de 0,5 point, se chiffrant à 7,2%.
Les données indiquent que le tandem PSOE-Sumar totaliserait 38,9% des voix, tandis que le bloc de droite, PP-Vox, atteindrait 40,7%. Ce résultat souligne une proximité entre les deux blocs, avec moins d'un point d'écart.
Concernant les partis nationalistes, le CIS montre un avantage pour EH Bildu sur le PNV, avec 1,5% contre 1%. En Catalogne, ERC devance Junts avec 2,6% des voix, tandis que Junts ne parvient qu'à 1%.
La question du logement est perçue comme le principal problème du pays par 42,6% des sondés, un chiffre sans précédent. À un niveau personnel, les citoyens le placent en seconde position, après la situation économique générale.
Cette perception s'oppose au discours gouvernemental, qui souligne la bonne santé de l'économie. Les grandes statistiques macroéconomiques semblent ne pas toucher la réalité quotidienne des Espagnols, ce qui soulève des questions.
Malgré un manque de confiance de 70%, 24,5% des sondés préfèrent Pedro Sánchez comme président. Santiago Abascal de Vox est le choix de 10,4%, suivi de Alberto Núñez Feijóo du PP avec 9,7%.
Le CIS inclut d'autres figures politiques dans son évaluation, comme Gabriel Rufián d'ERC et Isabel Díaz Ayuso, montrant un éventail de préférences parmi les électeurs.
Le ministre de l'Économie, Carlos Cuerpo, est le mieux noté avec un score de 5,27. En revanche, le ministre de l'Intérieur, Fernando Grande Marlaska, obtient la plus mauvaise note, à 3,84.
Parmi les autres ministres, Margarita Robles de la Défense et Pablo Bustinduy des Affaires Sociales se distinguent, bien que ce dernier ait vu sa note diminuer par rapport à décembre.
Les Espagnols se prononcent également sur l'intervention des États-Unis au Venezuela. Un pourcentage significatif de 50,3% la rejette, affirmant que Donald Trump n'a pas agi correctement. En parallèle, 61,5% estiment que sa politique met en danger la paix mondiale.
Enfin, 71,8% des sondés pensent que Trump a violé la Charte des Nations Unies. Malgré cela, 49% jugent la réaction de l'Union Européenne face à cette situation comme mauvaise ou très mauvaise.
Les résultats du CIS soulignent des tensions politiques et des préoccupations majeures parmi les citoyens. L'importance du logement et la confiance envers les dirigeants sont des enjeux cruciaux. Ces éléments pourraient influencer les prochaines élections et la direction politique du pays.