
Nouvelle information :
C'est le 20 septembre 2025 que la petite commune d'Arcis‑sur‑Aube a décidé d'entrer dans la danse : après Troyes, Romilly‑sur‑Seine et Sainte‑Savine, la municipalité a engagé les démarches pour rejoindre le dispositif voulu par l'État et déployé par les Régions afin de rendre la rue plus sûre.
Le réseau Demandez Angela est gratuit et vise à aider les personnes qui se sentent en danger dans l'espace public. Concrètement, il fédère des commerces et des lieux publics identifiables par un sticker : ceux‑ci s'engagent à offrir un abri, à former leur personnel et à afficher clairement leur participation pour que toute personne en difficulté sache vers qui se tourner.
Plutôt que d'attendre que les agressions se multiplient, le dispositif mise sur une chaîne de solidarité locale : en créant des points d'appui visibles et formés, on offre une réaction immédiate et humaine au premier signalement. Ainsi, la solution reste pragmatique — elle ne prétend pas tout résoudre — mais elle change sensiblement la donne pour la personne en danger.
Sur le terrain, le projet a été porté par des élus et des professionnels engagés : Lucie Louviot, manager pour Petites Villes de demain, et Cynthia Lesage, adjointe aux affaires sociales, ont animé la démarche avec l'appui des services de la préfecture, de la Région et du Centre d'information sur les droits des femmes et des familles de l'Aube (CIDFF).
« Personne ne devrait avoir peur de marcher dans la rue ou rentrer à son domicile », a souligné Cynthia Lesage lors de la présentation, rappelant que l'adhésion des commerçants — proposer un abri, alerter, accompagner — est autant un geste concret qu'un signal collectif. De plus, élus et représentants du CIDFF ont insisté sur la nécessité d'un maillage dense pour être véritablement efficace.
Le dispositif vise à répondre à des situations variées : harcèlement, menaces, intimidations, chantage, attouchements ou insultes. En réunissant des lieux sûrs et des personnes formées, il crée des points d'accueil immédiats qui désamorcent des situations anxiogènes et permettent d'orienter rapidement vers une aide adaptée.
En rejoignant le réseau, Arcis envoie un message clair : ici, le harcèlement n'a pas sa place. Les commerçants deviennent des maillons visibles d'une chaîne de bienveillance, prêts à réagir au premier signalement et à accompagner la personne concernée jusqu'à ce que soit assurée sa sécurité ou qu'elle trouve le soutien nécessaire.
La démarche repose autant sur l'affichage que sur la formation et la coordination entre partenaires. Si la mesure existe déjà dans d'autres communes de l'Aube, son déploiement à Arcis illustre surtout une volonté de renforcer la sécurité du quotidien, au‑delà d'une simple étiquette collée derrière une vitrine.
En s'inscrivant dans ce réseau, Arcis‑sur‑Aube mise sur la proximité et la solidarité : un petit geste collectif qui peut faire une grande différence pour celles et ceux qui se sentent vulnérables dans l'espace public.