
Ramón Navarro a remis ça. Dimanche, sur la 15e Ruta de las Fortalezas de Cartagena, l’athlète de Pozo Estrecho est devenu le premier coureur à inscrire trois victoires au palmarès de l’épreuve. Il a pris l’ascendant dans la descente du Castillo de Galeras et a maintenu un rythme de 3 min 42 s au kilomètre pour boucler les presque 53 kilomètres en 3 h 46 min.
On aurait pu penser à une course tranquille après ce passage en tête : Alejandro López, 25 ans et militaire à Madrid, a terminé à la deuxième place avec un chronomètre annoncé à 3 h 29 min, tandis que Juan Miguel Cervantes s’est classé troisième en 3 h 33 min. Les écarts et les temps résument la densité du peloton et l’intensité d’une journée où la stratégie a fini par primer sur la simple allure.
Chez les femmes, Ana Isabel Cánovas a imposé sa cadence et a franchi l’arrivée en tête en 4 h 39 min. Mercedes Velasco et Inmaculada Tonda complètent le podium féminin, dans une course qui n’épargne personne : reliefs techniques, chaleur et longues sections de route aride ont pesé sur les organismes.
La Ruta de las Fortalezas reste une épreuve hors norme par son format. La course se dispute sur 52,4 kilomètres, avec un temps maximum de 12 heures pour rejoindre la ligne d’arrivée. Près de 6 000 coureurs ont pris le départ, transformant la Carretera de Tentegorra en un flot humain déterminé à atteindre l’esplanade Santiago Apóstol.
Le départ et l’arrivée se situent sur l’esplanade Santiago Apóstol de l’École d’Infanterie de Marine « Albacete y Fuster », sur la Carretera de Tentegorra. Près de 6 000 coureurs ont tenté de franchir l’arche de la victoire.
Au-delà des résultats, la course confirme son statut : une épreuve exigeante où l’on gagne autant par audace que par gestion. Navarro l’a prouvé en prenant le risque payant de s’engager fort dans la descente du fort, un geste qui suffira sans doute à alimenter la légende locale de cette course qui mêle patrimoine, technicité et endurance.