
« Ça a vraiment été l’étincelle ! » déclare Stéphanie Picard avec conviction. Cette Auvergnate a fait le déplacement jusqu'en gare de Limoges (Haute-Vienne) le samedi 31 janvier pour rejoindre la mobilisation des « sans-trains ». Elle est la porte-parole du collectif des usagers du train Clermont-Paris et refuse de voir le contournement du Massif central par la future ligne Bordeaux-Lyon.
Pour elle, ce projet est un non-sens qu'elle dénonce avec de nombreux autres manifestants. Trente-six organisations, venant de Nouvelle-Aquitaine et d’Auvergne-Rhône-Alpes, ont répondu à l’appel. Elles ont ainsi uni leurs forces, du Lot-et-Garonne au Puy-de-Dôme, en passant par le Lot, la Corrèze et la Gironde.
Malgré des conditions météorologiques difficiles, des centaines de manifestants ont envahi les rues de Limoges. Ils ont agité des banderoles et entonné des slogans pour faire entendre leur voix. L'événement a été marqué par une créativité frappante, notamment avec un drapeau revisité du célèbre manga « One Piece ».
Ce symbole a été choisi pour illustrer « la colère des sans-trains ». Ce clin d'œil culturel n'est pas anodin. Il permet de toucher un public plus large, notamment la génération Z, qui est totalement concernée par ce combat pour l'avenir des transports.
Bernard Peuch, porte-parole du collectif Angoulim, souligne l'importance de cette mobilisation. « On se mobilise aussi pour leur avenir et celui de nos territoires », explique-t-il. Cette phrase résonne comme un appel à l'unité et à la solidarité entre les différentes régions touchées par cette problématique.
Les manifestants souhaitent que les décisions prises par les autorités tiennent compte des besoins des usagers. Ils espèrent que leur voix sera entendue et que des solutions durables seront mises en place pour améliorer le réseau ferroviaire.
Le contournement du Massif central par la future ligne Bordeaux-Lyon pose de nombreux enjeux. Les usagers craignent que ce projet ne nuise à la desserte ferroviaire des territoires concernés. Ils estiment que cela pourrait entraîner une diminution des services et un éloignement des populations des gares.
La mobilisation des « sans-trains » met en lumière ces inquiétudes. Les participants espèrent sensibiliser l'opinion publique et les décideurs sur l'importance de maintenir un accès ferroviaire de qualité pour tous. Ils veulent s'assurer que les intérêts des usagers soient pris en compte dans les futurs projets.
La mobilisation des « sans-trains » à Limoges est un exemple fort de l'engagement citoyen. Les manifestants, unis par une même cause, cherchent à défendre leur droit à un transport ferroviaire accessible et efficace. Leur détermination rappelle que les luttes locales peuvent avoir un impact significatif sur les décisions politiques. Ensemble, ils espèrent faire entendre leur voix pour un avenir meilleur.