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La mort de l'« âme du récit sud-africain » suscite chagrin et colère

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La perte de Nandi Nyembe

La mort de Nandi Nyembe, actrice sud-africaine de 75 ans, a provoqué une profonde tristesse et une colère au sein de la population. Bien que les hommages affluent, beaucoup ont été choqués de voir une femme visiblement malade demander de l'aide financière dans ses derniers mois. Assise dans un fauteuil roulant, elle a exprimé son besoin de soutien pour couvrir ses besoins essentiels.

Nyembe, respectueusement surnommée mam'Nandi, était une figure emblématique de la télévision sud-africaine. Sa disparition a été ressentie comme celle d'un membre de la famille par de nombreux fans. Son rôle dans des séries majeures a marqué des générations et son influence a été considérée comme celle de l'âme du récit sud-africain.

Un héritage tragique

La façon dont Nyembe a été vue à la fin de sa vie a ravivé le débat sur le manque de soutien pour les artistes sud-africains. Les acteurs, après un cachet initial, ne reçoivent pas de droits d'auteur pour les rediffusions. Ils sont souvent considérés comme des freelancers, ce qui les prive de nombreux avantages, notamment une pension.

Jack Devnarain, président de la South African Guild of Actors, a exprimé sa douleur face aux luttes de Nyembe. Il a souligné que chaque acteur en Afrique du Sud risque de se retrouver dans une situation similaire à celle de mam'Nandi, sans filet de sécurité.

Un parcours artistique riche

Nandi Nyembe est née en 1950 à Kliptown, un quartier historique de Soweto. Sa carrière a débuté dans les années 1970, à une époque où l'apartheid limitait les opportunités pour les Noirs. Malgré les rôles stéréotypés, elle a su se faire un nom grâce à son talent et sa passion pour le théâtre et la télévision.

Elle a marqué les esprits avec des rôles mémorables, notamment celui d'une infirmière séropositive dans la série Soul City. Ce rôle a eu lieu à une période où le VIH/SIDA devenait une crise nationale, rendant son interprétation d'autant plus significative.

Un engagement communautaire

Au-delà de sa carrière d'actrice, Nyembe était un pilier pour sa communauté. Elle était connue pour son désir d'aider les autres et pour son rôle de mentor pour les jeunes acteurs. Son petit-fils, Jabulani Nyembe, a souligné son engagement à améliorer son art tout en soutenant les autres.

La guilde des acteurs, Saga, a tenté de faire avancer des projets de loi pour garantir des droits d'auteur aux acteurs, mais ces efforts ont été entravés par des préoccupations juridiques. Devnarain a déclaré que le gouvernement avait échoué à protéger les artistes et que la situation de Nyembe en était une triste illustration.

Réactions et promesses

Lors d'un service commémoratif, l'actrice Lerato Mvelase a critiqué le gouvernement pour son inaction. Elle a demandé combien de discours similaires il faudrait encore entendre sans résultats concrets. En réponse, le ministre de la Culture, Gayton McKenzie, a affirmé que le gouvernement s'engageait à améliorer les conditions des créatifs.

Malheureusement, ces changements arrivent trop tard pour Nandi Nyembe. Son héritage perdurera, mais il soulève des questions cruciales sur le soutien aux artistes en Afrique du Sud. La mémoire de mam'Nandi continuera d'inspirer et d'interroger le système qui l'a vue grandir.

Conclusion

La perte de Nandi Nyembe est un rappel poignant des défis auxquels sont confrontés les artistes en Afrique du Sud. Son parcours, marqué par la passion et l'engagement, laisse un héritage durable. Son histoire doit inciter à une réflexion profonde sur la protection des créateurs dans le pays.

Publié le : 30 août 2025
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