
Le 16 octobre dernier, Sébastien Lecornu a évité la censure en annonçant la suspension de la réforme des retraites. Cette décision a été prise lors d'une journée chargée à l'Assemblée. En effet, les députés ont approuvé la suspension en commission, après avoir rejeté la taxe Zucman.
Cette suspension fait partie d'une promesse faite par le Premier ministre au Parti Socialiste pour éviter un vote de censure. L'article concernant cette suspension, intégré dans le budget de la Sécurité sociale, a été adopté par 22 voix contre 12.
Le Rassemblement National et les socialistes ont voté en faveur de la suspension. En revanche, les Insoumis, qui réclament une abrogation totale, ainsi que les députés LR et Horizons, qui souhaitent maintenir la réforme, ont voté contre. La majorité des députés de Renaissance se sont abstenus lors du vote.
Dans une interview au Parisien, Gérard Larcher, président LR du Sénat, a déclaré que si la suspension était adoptée, la chambre haute du Parlement « rétablira la réforme des retraites ».
Devant l'Assemblée, Sébastien Lecornu a exprimé sa disposition à renoncer au gel des pensions de retraite et des minimas sociaux. Cette mesure controversée a suscité de nombreuses critiques. Le projet de budget prévoit actuellement un gel des retraites de base en 2026 ainsi qu'un gel des prestations sociales, habituellement indexées sur l'inflation.
Le gouvernement prévoit également des économies à long terme, avec une sous-indexation des pensions de retraite de 0,9 point en 2027, suivie d'une sous-indexation de 0,4 point jusqu'en 2030.
En résumé, la suspension de la réforme des retraites par Sébastien Lecornu représente un tournant significatif dans la politique budgétaire actuelle. Les réactions des députés montrent les divisions au sein de l'Assemblée. La question du gel des retraites et des minimas sociaux reste également un sujet de débat majeur.