
Une date importante est fixée. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a annoncé qu'il se rendrait à Washington dans deux semaines. Il assistera à la réunion inaugurale du « Conseil de paix » du président américain Donald Trump. Cette annonce intervient alors que l'Italie a réitéré son refus de participer à ce conseil.
Lors d'un rassemblement de campagne à Szombathely, Orbán a déclaré : « Hier soir, j’ai reçu une invitation : dans deux semaines, nous nous reverrons à Washington, car le Conseil de paix tiendra sa réunion inaugurale ». Cette déclaration coïncide avec les préparatifs pour les élections législatives d'avril en Hongrie.
De son côté, le chef de la diplomatie italienne, Antonio Tajani, a clairement exclu toute participation au « Conseil de paix ». Selon lui, « il existe une limite constitutionnelle » qui empêche l'Italie de rejoindre une organisation dirigée par un seul leader. Cette disposition constitutionnelle est un point crucial dans la décision italienne.
Tajani a également mentionné : « Nous sommes toujours disposés à discuter d’initiatives concernant la paix ». Il a ajouté que l’Italie est prête à contribuer à Gaza, notamment par la formation de la police. Ces déclarations soulignent l'engagement de l'Italie envers des solutions pacifiques, malgré son refus de rejoindre le Conseil.
D'autres alliés des États-Unis, comme la France et le Royaume-Uni, ont également exprimé des doutes concernant le « Conseil de paix ». Ce conseil, initialement conçu pour superviser la trêve à Gaza, a évolué vers un organe censé œuvrer à la résolution des conflits à l'échelle mondiale. Ces préoccupations soulignent les tensions au sein des alliances traditionnelles.
Le préambule du projet de charte du Conseil critique implicitement les Nations unies. Il stipule que le « Conseil de paix » devra avoir « le courage de s’écarter des approches et des institutions qui ont trop souvent échoué ». Cette position pourrait susciter des débats importants sur l'avenir des efforts de paix internationaux.
De nombreux dirigeants ont été invités à rejoindre cette nouvelle entité, y compris Viktor Orbán, qui a accepté l'invitation. Cela montre un rapprochement entre Orbán et Trump, renforçant les liens entre la Hongrie et les États-Unis. Cependant, l'adhésion à ce Conseil n'est pas gratuite.
Les pays souhaitant obtenir un siège permanent au « Conseil de paix » devront s'acquitter d'un ticket d'entrée d'un milliard de dollars. Cette condition financière pourrait limiter la participation de certains pays et soulever des questions sur la véritable nature de cette initiative.
En conclusion, la réunion inaugurale du « Conseil de paix » à Washington soulève de nombreuses interrogations. Les refus de participation, notamment de l'Italie, ainsi que les doutes exprimés par d'autres alliés, mettent en lumière les défis auxquels ce conseil sera confronté. L'avenir de cette initiative dépendra de la capacité à rassembler des acteurs internationaux autour d'un objectif commun de paix.