
Les phares DEL sont devenus trop lumineux, et un citoyen veut que la Chambre des communes s’en mêle. Luc Gagné a lancé une pétition pour réclamer une révision et un encadrement des phares DEL jugés excessifs. « Ça devient un enjeu de sécurité routière quand tu aveugles les gens que tu croises », dit-il sans détour.
« Je suis même incommodé par les véhicules derrière moi. Je me suis rendu compte que ça incommodait plein de gens autour de moi. »
Pour lui, le problème n’est pas anecdotique: c’est fréquent, presque quotidien. « C’est une expérience presque quotidienne… Comment ça se fait que le gouvernement permette cela? » s’interroge-t-il. Face à des feux qui projettent une lumière toujours plus puissante, Gagné estime que la réglementation actuelle n’est pas assez sévère et qu’il faut des règles claires pour protéger les conducteurs.
Il a déclenché la pétition après un signal clair venu de l’ouest. Le conseil municipal de la Ville de Vancouver a adopté une résolution demandant au gouvernement fédéral d’agir, et cela l’a poussé à passer à l’action. « J’ai décidé de prendre acte de lancer une pétition lorsque j’ai vu que le conseil municipal de la Ville de Vancouver avait adopté une résolution qui enjoignait le gouvernement fédéral à agir. »
La pétition a été ouverte le 17 février et doit fermer le 17 juin; au moment de l’entrevue, elle approchait déjà les 1 500 signatures. Gagné espère en récolter beaucoup plus d’ici la clôture. La mécanique est simple: il cherche à mettre la question sur la table à Ottawa, là où se rédigent les normes nationales.
Pourquoi cela compte? Parce que l’éblouissement n’est pas seulement désagréable, il réduit la visibilité et augmente le risque d’accident. Les conducteurs concernés peuvent subir des secousses de concentration, des réflexes qui font freiner brusquement, ou pire, perdre le contrôle. Ainsi, la demande n’est pas un caprice d’esthète : c’est une requête de sécurité publique.
La Ville de Vancouver a officiellement demandé au gouvernement fédéral d’intervenir. La pétition de Luc Gagné, ouverte le 17 février et fermant le 17 juin, avait presque 1 500 signatures au moment de l’entrevue.
Luc Gagné parle pour des conducteurs fatigués de l’éblouissement mais aussi pour une harmonisation des règles. Si Ottawa veut éviter que chaque municipalité règle le problème à sa manière, il faudra des normes plus fermes et des contrôles techniques adaptés. En attendant, des milliers d’automobilistes continuent de se frotter les yeux au coin des intersections, éclairés par des phares qui, pour certains, vont trop loin.