
Les problèmes de jeu peuvent être exacerbés par des facteurs hormonaux, comme le cycle menstruel. Abbie Harvey, une ancienne joueuse, a constaté que son envie de parier était plus forte avant et pendant ses règles. Elle a perdu plus de 20 000 £ au cours de sa lutte de dix ans contre cette addiction.
Des études menées par l'Université de Birmingham, en collaboration avec la charité Gordon Moody, cherchent à comprendre le lien entre les fluctuations hormonales et les comportements de jeu. Les témoignages d'Abbie et d'autres femmes montrent une augmentation des comportements compulsifs avant leurs règles.
Kiki Marriott, une autre ancienne joueuse, a également remarqué une intensification de ses habitudes de jeu pendant cette période. Elle a déclaré que son impulsivité augmentait, ce qui la poussait à prendre de mauvaises décisions financières.
Au centre de réhabilitation Parkland Place, Abbie et Kiki ont reçu un soutien crucial. Ce centre, qui traite des addictions au jeu, à l'alcool et aux drogues, a mis en évidence l'impact du cycle menstruel sur les comportements de jeu. Cheryl Williams, la directrice, a noté que les femmes souvent hésitent à demander de l'aide à cause des responsabilités familiales.
Les femmes représentent seulement 25 % des patients dans ce centre, ce qui souligne la nécessité d'un soutien spécifique pour elles. Cheryl a ajouté que la reconnaissance des effets du cycle menstruel est essentielle pour un traitement efficace.
La recherche montre que les femmes sont de plus en plus nombreuses à développer des problèmes de jeu au Royaume-Uni. Dr Rosalind Baker-Frampton, directrice clinique de la charité Gordon Moody, a observé que les fluctuations hormonales rendent les femmes plus susceptibles de prendre des risques financiers pendant certaines périodes de leur cycle.
Les comportements de jeu peuvent inclure le fait de poursuivre des pertes ou de dépenser plus d'argent que prévu. Ces comportements sont souvent exacerbés par des baisses de progestérone avant les règles, rendant la situation encore plus complexe.
La recherche en cours vise à déterminer si des médicaments régulateurs d'hormones pourraient aider à réduire les envies de jeu. Rosalind a expliqué que les femmes sous contraceptifs ou en thérapie hormonale pourraient avoir des niveaux hormonaux plus stables, réduisant ainsi leurs cravings.
Kiki, ayant pris conscience de ses déclencheurs, a développé des stratégies pour gérer ses envies de jeu. Elle encourage davantage de recherches sur la santé des femmes et l'addiction, soulignant l'importance de comprendre comment le cycle menstruel peut influencer les comportements de jeu.
Les témoignages de femmes comme Abbie et Kiki mettent en lumière le lien entre le cycle menstruel et les problèmes de jeu. Il est crucial de poursuivre les recherches pour mieux comprendre ces dynamiques et offrir un soutien adapté. La sensibilisation à ces enjeux pourrait aider à prévenir et traiter efficacement les addictions liées au jeu.