
Un groupe de Chagossiens refuse d'obéir à un ordre d'expulsion émis par les autorités britanniques. Ils ont récemment atterri sur les îles Chagos pour protester contre un accord de transfert de territoire à Maurice. Leur arrivée sur ces îles marque une étape importante dans leur lutte pour retourner sur leur terre natale.
Les quatre Chagossiens ont atteint une partie isolée de l'archipel après avoir navigué depuis Sri Lanka. Ils souhaitent établir un établissement permanent sur ce qu'ils considèrent comme leur terre ancestrale. Cependant, un navire de patrouille britannique a rapidement trouvé les hommes et leur a remis des documents d'expulsion.
Le ministère britannique des Affaires étrangères a qualifié cette tentative de "stunt illégal et dangereux". Un porte-parole a précisé qu'aucune personne n'a le droit d'entrer sur le territoire sans un permis valide, peu importe leur citoyenneté ou héritage.
Misley Mandarin, un Chagossien britannique, a déclaré que les autorités devraient "le traîner de sa plage" pour le faire partir. Il se considère comme le premier ministre d'un gouvernement chagossien en exil et affirme que les îles "nous appartiennent". Il appelle le Royaume-Uni à permettre le retour des Chagossiens en tant que citoyens britanniques.
Des avocats soutenant les Chagossiens sont prêts à contester les ordres d'expulsion en justice. Selon eux, la situation pourrait rapidement devenir une crise humanitaire si les Chagossiens refusent de partir et que les fournitures essentielles viennent à manquer.
Les quatre Chagossiens reçoivent le soutien d'un équipage sur un bateau stationné à environ 182 mètres de l'île du Coin. Adam Holloway, un ancien député britannique, aide les Chagossiens à retourner sur leur territoire et reste sur place pour aider à établir le nouveau settlement.
Holloway a qualifié l'accord de cession des îles à Maurice de "complètement fou". Il a exprimé que le rôle stratégique de la base de Diego Garcia est crucial pour la sécurité occidentale.
Le Royaume-Uni contrôle les îles Chagos depuis 1814 et a expulsé ses habitants dans les années 1960 pour établir une base militaire. En 1965, les îles ont été formellement déclarées territoire d'outre-mer après que le gouvernement britannique a versé une subvention à Maurice.
Récemment, le gouvernement britannique a accepté de transférer le contrôle des îles à Maurice, ce qui a suscité des inquiétudes parmi les Chagossiens qui voient cela comme une trahison de leurs droits.
Misley Mandarin a qualifié l'expulsion des Chagossiens de "tache sur la politique britannique". Il a exhorté le Premier ministre à annuler l'accord et à permettre le retour des Chagossiens. Il a également émis une déclaration de retour, affirmant son droit à l'autodétermination.
Le groupe Great British PAC soutient les Chagossiens dans leur lutte. Bien que le ministère des Affaires étrangères ait déclaré que toute entrée sur le territoire sans permis est illégale, les Chagossiens continuent de revendiquer leurs droits.
La situation des Chagossiens sur les îles Chagos soulève des questions complexes sur les droits des peuples autochtones et les enjeux géopolitiques. Leur détermination à retourner sur leur terre natale met en lumière les défis auxquels ils font face. Les développements futurs seront cruciaux pour l'avenir de cette communauté et leur quête de justice.