
Le groupe Renault a annoncé une perte nette de 10,9 milliards d’euros pour l'année 2025. Cette perte est principalement due à une révision de la valeur de sa participation dans le constructeur japonais Nissan. Malgré cela, Renault a vu ses ventes augmenter, notamment grâce au succès de ses voitures électriques.
Le chiffre d’affaires de Renault a progressé de 3 %, atteignant 57,9 milliards d’euros. Cependant, le bénéfice net hors impact de Nissan a chuté de 74 %, se chiffrant à 715 millions d’euros. La marge opérationnelle a également diminué, passant à 6,3 % contre 7,6 % en 2024.
La perte comptable de Renault résulte de la fin progressive de l’alliance avec Nissan, qui perdure depuis 1999. Cette situation a été exacerbée par l'arrestation de Carlos Ghosn au Japon fin 2018. Renault a dû recalculer la valeur de sa participation de 35 % dans Nissan, en tenant compte de son cours de Bourse et des résultats négatifs de Nissan.
Nissan prévoit une forte perte d’exploitation pour l’exercice annuel 2025-2026, ce qui complique davantage la situation pour Renault. Même sans l'impact de Nissan, Renault fait face à des défis, notamment une baisse de son bénéfice net et de sa marge opérationnelle.
Le directeur financier, Duncan Minto, a expliqué que la rentabilité des voitures électriques, qui représentent 14 % des ventes du groupe, est actuellement inférieure à celle des véhicules thermiques. Le défi majeur reste d'améliorer cette rentabilité, car les voitures électriques sont moins rentables.
Renault a réussi à réduire ses coûts de plus de 400 euros par véhicule vendu. L'entreprise souhaite continuer cette dynamique sur le moyen terme. Cela pourrait aider à compenser les marges réduites dues à l'augmentation de la part des véhicules électriques.
Pour l'année 2026, Renault prévoit une marge opérationnelle réduite, estimée à environ 5,5 % du chiffre d’affaires. Cette prévision est inférieure aux attentes des analystes, mais elle reste positive dans un secteur sous pression en Europe. Le groupe s'attend à une nouvelle croissance de son chiffre d’affaires, soutenue par l'international et les véhicules électriques.
À moyen terme, Renault vise une marge de 5 à 7 % dans un environnement concurrentiel jugé difficile. Le dividende est maintenu stable à 2,20 euros par action, ce qui montre une certaine résilience malgré les défis.
Renault a également confirmé être en discussion pour racheter la totalité de la société de camionnettes électriques Flexis. Cette société a été créée en 2024 en collaboration avec le constructeur de camions Volvo et l'armateur CMA CGM, dont Renault détient 45 %.
Cette acquisition pourrait renforcer la position de Renault sur le marché des véhicules électriques, un secteur en pleine expansion. Le groupe continue d'explorer des opportunités pour améliorer sa performance et sa rentabilité.
En résumé, Renault fait face à des défis financiers importants, notamment en raison de l'impact de sa participation dans Nissan et de la transition vers les véhicules électriques. Malgré cela, le groupe affiche une certaine résilience et des prévisions de croissance pour l’avenir. L'acquisition de Flexis pourrait également ouvrir de nouvelles avenues pour Renault dans le secteur des véhicules électriques.