
Le repas photographié sur un plateau métallique, sans assiette, évoque une collation destinée à un détenu. Sur l'image, on voit quelques quartiers de pommes, une moitié de steak de soja et un reste d'entrée. Le prix du menu est de sept euros. Michel Sarran, ancien juré de Top Chef, a partagé cette photo sur Instagram, suscitant une forte réaction.
Dans son post, il ironise sur la situation : « À tous ceux qui me demandent si elle est incarcérée, non pas du tout. » Michel Sarran a reçu de nombreux messages d'indignation. Il explique que sa fille, vivant dans le XVIIIe arrondissement de Paris, lui a envoyé ce cliché pris par un parent d'élève. « Quand j’ai vu la pauvreté du repas, je me suis dit : On ne respecte pas nos enfants », déclare-t-il.
La préoccupation concernant la qualité des repas dans les écoles du XVIIIe arrondissement n'est pas nouvelle. En 2018, une association de parents avait déjà dénoncé la médiocrité des repas servis. Les parents critiquaient alors le contrat passé avec la Sogeres, une filiale de Sodexo. Ce contrat a pris fin le 31 décembre 2025, et un nouvel appel d'offres a été lancé.
Actuellement, la mairie prévoit de créer dix unités de préparation de repas d'ici 2028. Cependant, dans les cantines de « liaison froide », gérées par la Caisse des écoles, la qualité des repas laisse encore à désirer. Michel Sarran souligne même qu'un parent s'est inquiété de voir son enfant maigrir.
La publication de Michel Sarran a irrité les élus de la mairie du XVIIIe. Gérald Briant, adjoint au maire, a exprimé son malaise face à la photo. Il s'interroge sur son auteur et déclare : « Il manque des choses sur ce plateau. » La direction de la Caisse des écoles a également affirmé que les grammages étaient respectés.
Les autorités affirment qu'il n'y a pas eu de problèmes de distribution et que les enfants peuvent adapter leurs repas. La mairie centrale de Paris a aussi réagi, précisant que la photo ne représente pas la réalité des repas servis. Selon eux, les quantités respectent la réglementation en vigueur pour les enfants de maternelle.
La municipalité a justifié le choix d'utiliser des plateaux en inox par un souci d'économie et de réduction du bruit. Ils ont également souligné l'importance de supprimer les plastiques dans les cantines pour limiter l'exposition des enfants aux perturbateurs endocriniens. Les plateaux inox sont considérés comme plus écologiques et plus faciles à manipuler pour les enfants.
La mairie a invité les parents à une réunion pour discuter de la situation. Michel Sarran pourrait y participer, ce qui serait une occasion pour lui d'échanger avec les autorités sur cette question cruciale.
Cette polémique autour des repas scolaires met en lumière des enjeux importants concernant la nutrition des enfants. Les réactions des parents et des élus soulignent la nécessité d'améliorer la qualité des repas servis dans les cantines. La situation actuelle appelle à une réflexion collective pour garantir le bien-être des élèves.