
Ni de droite, ni de gauche, le contenu des assiettes des écoliers s'invite dans la campagne des élections municipales en Seine-et-Marne. Des associations de parents d’élèves ont adressé une lettre ouverte aux candidats de leur commune. Ils réclament une cantine locale sud 77, avec une cuisine centrale en régie directe.
Les parents d’élèves des écoles maternelles et élémentaires de Bois-le-Roi, Chartrettes, Fontainebleau et Avon souhaitent une offre locale de produits. Ils envisagent même une mutualisation intercommunale pour améliorer la qualité des repas sans augmenter les tarifs. Mathilde Théry, élue FCPE à Bois-le-Roi, souligne l'importance de reprendre le contrôle de l'alimentation.
Les écoliers concernés sont nombreux : Bois-le-Roi sert 540 repas par jour, tandis que Fontainebleau en propose 700. Les représentants des parents d’élèves espèrent profiter de la période électorale pour que les élus s'emparent de ce sujet crucial.
À Moret-Loing-Orvanne, un projet de municipalisation a été mis en place grâce à l'initiative des citoyens. Depuis 2020, les enfants mangent du « fait maison » avec des produits ultra-locaux. Le maire, Dikran Zakeossian, affirme que c'est un projet collectif qui donne du goût et de la santé aux repas.
Les repas sont préparés avec des produits bio, et l'achat direct a aidé à atténuer les effets de l’inflation. Le tarif des repas, oscillant entre 2 euros et 4,90 euros, n’a pas bougé, ce qui est un point positif pour les familles.
Au Mée-sur-Seine, le maire Franck Vernin explique que la commune sert 2 000 repas par jour. La qualité des repas est garantie grâce à l'utilisation de produits locaux et bio. De plus, la souplesse du système permet d'éviter les préinscriptions, rendant le service plus accessible.
Ce modèle valorise également l’agriculture locale, ce qui est bénéfique pour l'économie régionale. Les parents d’élèves à Bois-le-Roi visent environ 1 000 repas par jour pour assurer la viabilité financière du service.
Un projet de restauration intercommunale est prévu au Mesnil-Amelot d'ici fin 2027, visant une capacité de 15 000 repas par jour. À Montereau-Fault-Yonne, la cuisine centrale servira également les écoles environnantes. Les repas sont préparés à partir de produits locaux, permettant de réduire les coûts.
Dans d'autres communes comme Chelles, la restauration est confiée à un prestataire privé. Cela permet de gérer la qualité tout en offrant un bon rapport qualité-prix. La municipalité s'assure ainsi de lutter contre le gaspillage avec des portions adaptées.
Les initiatives visant à améliorer la restauration scolaire en Seine-et-Marne montrent un engagement fort des parents d’élèves et des élus. La mise en place de cuisines centrales et de modèles intercommunaux pourrait offrir aux enfants des repas de meilleure qualité. Cela favoriserait également l'économie locale tout en préservant le goût et en réduisant le gaspillage alimentaire.