
Les évêques de France ont récemment exprimé leur soutien aux soins palliatifs dans une tribune. Ce soutien intervient alors que le débat parlementaire sur la fin de vie a repris au Sénat. Ils soulignent que les soins palliatifs représentent « l’unique bonne réponse » aux défis posés par la fin de vie.
Dans leur déclaration, les évêques rappellent leur profond respect pour les personnes en fin de vie. Ils mettent en avant le choix de la France, fait depuis plus de 25 ans, de « refuser à la fois l’acharnement déraisonnable et la mort provoquée ». Cette position soulève des questions profondes sur le sens de la vie et de la souffrance.
Les évêques de France attirent l'attention sur l'accès inégal aux soins palliatifs à travers le pays. Ils notent qu’actuellement, près d’un quart des besoins en soins palliatifs ne sont pas couverts. Cela soulève des préoccupations éthiques et sociales importantes.
Ils appellent les responsables politiques à prendre conscience de la portée anthropologique de leurs décisions. En effet, la question des soins palliatifs est cruciale et nécessite une attention particulière dans les débats législatifs.
Les évêques s'opposent fermement à l'idée d'évoquer une loi de fraternité qui permettrait de faire mourir une personne. Ils affirment que cela constitue un mensonge et que l'euthanasie et le suicide assisté ne doivent pas être considérés comme des actes de soin. Cette position soulève des questions éthiques fondamentales.
Ils insistent sur le fait que instrumentaliser des notions telles que la dignité ou la liberté pour justifier ces pratiques est inacceptable. Les évêques plaident pour une réflexion plus profonde sur la dignité de la vie humaine.
Le Sénat a récemment repris l’examen de ce texte, souhaité par l’exécutif. Cependant, ce débat a été reporté à plusieurs reprises en raison de tensions politiques. La chambre haute discutera de ce sujet à partir du 20 janvier, avec un vote prévu le 28 janvier.
Parallèlement, l’Assemblée nationale devrait également examiner ces propositions en février. Le débat se divise en deux propositions de loi : l'une sur les soins palliatifs et l'autre sur l'aide à mourir, qui est un sujet plus sensible.
Les évêques de France rappellent l’importance des soins palliatifs dans le contexte de la fin de vie. Ils soulignent les inégalités d’accès et mettent en garde contre les dérives potentielles liées à l’euthanasie. Ce débat parlementaire est crucial pour l’avenir des soins en France et mérite une attention particulière.