
Dans la nuit du 7 au 8 mars prochain, les Québécois avanceront leurs horloges pour passer à l’heure d’été : on perdra une heure de sommeil, mais on gagnera des soirées plus lumineuses. C’est le rituel habituel — réveils et horloges domestiques obligent — sans changement immédiat de politique au Québec. Pourtant, la carte du temps bouge ailleurs au Canada.
En Colombie‑Britannique, les montres seront avancées une dernière fois entre samedi et dimanche. « Les Britanno‑Colombiens ont clairement indiqué que les changements d’heure saisonniers ne leur convenaient pas », a déclaré le premier ministre David Eby, expliquant que la décision de fixer la province à l’heure d’été vise à réduire les perturbations pour les entreprises et les familles. La province suit l’exemple de la Saskatchewan et du Yukon, qui ne changent déjà plus d’heure.
Dans la nuit du 7 au 8 mars, les Québécois avanceront leurs horloges: ils perdront une heure de sommeil. En Colombie‑Britannique, les habitants avanceront leurs montres une dernière fois entre samedi et dimanche.
Au Québec, le débat reste ouvert mais tend clairement dans une direction. Le ministre de la Justice, Simon Jolin‑Barrette, a publié l’an dernier les résultats d’une large consultation publique : sur plus de 214 000 participants, 91 % souhaitent cesser le changement d’heure, et 72 % d’entre eux préfèrent rester à l’heure d’été. Ces chiffres donnent une feuille de route politique claire, mais la route législative est plus lente.
Pourquoi la province n’a‑t‑elle pas encore suivi la Colombie‑Britannique? Parce que choisir un fuseau horaire durable implique des arbitrages concrets — horaires de travail, lien avec les marchés voisins, sécurité routière en matinée l’hiver. Les discussions se poursuivent entre ministères et acteurs économiques, et toute décision devra tenir compte des effets sur les écoles, le commerce transfrontalier et le transport.
Alors que certains territoires ont dit adieu au balancier des horloges, le Québec se contente pour l’instant de suivre le calendrier habituel. Les citoyens perdront une heure ce week‑end, mais la question de l’abandon définitif du changement d’heure, elle, reste sur la table. La pression publique est nette : une très large majorité a manifesté son souhait de stabiliser l’heure. Reste à voir si les responsables politiques auront le courage de franchir le pas — et à quel prix administratif et social.